ACTE TROISIÈME
LE CHF.MIXEAU
Un qui vient de là-bas, ailleurs, d'où viennent ceux que l'on ne connaît pas.
TOINETTE, ■vivement, à Toiiiot.
1 vieil ami, Toinet, oui, d'avant ta naissance.
LE CHKillSEAU
)nc, sans le connaître, en pays de connaissance ! iibrassons-nous !
TOINETTE, à Toinet.
Tu peux l'embrasser.
Le chemineiiu l'embrasse dans une longue étreinte.
LE CIIEMISEAO
Core un peu, ;ux-tu ?
Il l'embrasse de nouveau de la même façon. Se reculant pour l'admirer.
Mâtin ! Pour un beau fieu, c'est un beau fieu ! \ Toinet, 'îe plus en plus ébahi, î me regarde pas de cet air nicodème.
i, tu l'épouseras, ton Aline. Elle t'aime, le sais, oui ; mais toi, ce que tu ne sais pas, est que son père est un que, moi, je mets au pas. i! bigre! Quand je parle, il n'en mène pas large.
Voyant Toinet rire.
i te fait rire. Bon! Si tu ris, je m'en charge, lis il faut rire. Il faut avoir les yeux fleuris, ine me l'a dit : tu lui plais quand tu ris.
La face de ïoinet s'épanouit en un gros rire heureux. la bonne heure, donc !
Voyant que Toinet veut parler.
Hein"? Comment je mo'nomme ?
lemineau ! Oui, pas plus! Un passant ! Un bonhomme ai mène tout, la joie et la peine, en ciiantant, t qui, si lu le suis.
Il le prend par-iessous le bras. i
t'en fera faire autant. ;
Il l'entraîne en gambillantet chantant parmi des larmes, suivi di Toinette extasiée.
Chantez mitaine Et répondez niilon.
A la fontaine On y boira, fislon.
Va coup d'pictaine,
Et ti, ton, taine.
Un coup d"pictaine. ',
Un coup d'picton. \