SCENE PREMIERE .MAITRE PIERRE, MARTIN
MARTIN, debout.
Il, maître Pierre, non. Cinq cents francs. Je m'estime que je vaux. Je n'en démords pas d'un centime.
tre premier valet de ferme s'est sauvé vous volant...
3aîra cher,
.MAITRE PIERRE, assis sur la chaise.
Attends qu'on me l'ait retrouvé ;
MARTIN
Oui; mais, en attendant, l'ouvrage va plus chez vous. Seul, dans tout votre entourage, ce moment de l'an où les gas sont placés, il je fais votre atTaire, et ça se voit assez... ;n qu'à votre désir de m'engager si vite.
MAITRE PIERRi:
profites de mon embarras.
J'en profite.
Soit! Vous faut un premier valet; vous êtes sans; Aucun, excepté inoi, n'est libre: c'est cinq cents!
MAITRE PIERRE
Tu m'écorches.
Vous en avez écorché d'autres.
Ali! dame! on a des fois la nielle en ses épeautres. Chacun son tour! C'est au vôtre, cette fois-ci. Vous avez toujours eu trop de bonheur, aussi!
MAITRE PtERRE
Ah 1 parlons-en ! Surtout ces temps derniers ! Ma fille
Malade ; ce brigand de valet qui me pille :
Trois bœufs qui sont couchés depuis avant-hier;
Oui, trois; c'est du bonheur, hein? Uu propre, du fier!
MARTIN
Mademoiselle Aline est malade ?
MARTIN
J'espère (Jue ce n'est pas grand'chose. Une enfant si prospère, Si belle! Je l'ai vue encor, tenez, voilà Cinq semaines, la mine.... Et sait-on ce qu'elle a?
MAITRE PIERRE
.Non.
MARTIN
Bah! le médecin n'en a pas connaissance?
MAITRE PIERRE
Un âne!