ACTE PREMIER
ih! tu t'imaginais, sépulture vivante,
lu'après tes baladins de grâce ou d'épouvante,
es chrétiens t'oifriraient un plus vierge agrément!
va boue emplit ton cour comme un marais dormant,
it tu pensais : « Le rire est un flot clair qui lave. )»
'e qui lave encor mieux, c'est un torrent de lave.
laudite sois-tu, fenniie aux vœux inassouvis,
)ans la débauche ei dans la tristesse où tu vis'
ilaudite en tout, partout, toujours et tout enlière!
•ans tes désirs moi t-nés qui sont un cimetière,
Dans les yeux éteints, pleins des cendres dt l'orgueil,
•ans tes rêves, gruuillant de vers comme un cercneil,
•ans les fleurs de tes seins, dans les fruits de ta bouche,
lans tes flancs dont l'amour stérile a fait sh couche,
)ans tes pieds, qui pouvaient par un chemin de miel
'e porter triomphante et lumineuse au ciel,
it qui te conduiront par des sentiers funèbres
lu pays infernal drs hideuses ténèbres,
lU pays où sans trêve et désespérément,
oute l'éternité n'est qu'un gémissement !
)ui, maudite sois-tu. femme, dans tout ton être!
it maudit soit le monde aussi qui t'a fait naître,
le vieux monde pourri de luxe et de péchés,
)ont les murs sont dé|à par nos torches léchés,
•ui craque, et qui bientôt, suus la flamme agrandie,
e sera plus qu'un large et croulant incendie,
lube rouge de notre avril resplendissant,
ube des jours qui vont fleurir, aube de sang!
ZYTHOPH.VNÈS
1 déclamerait bien dans une tragédie.
SPHORAGMAS
eux-tu, pour dénouement, que Latro l'expédie?
ARUNs, présentant sa poitrine à Lalro.
'rappel frappe! 0 délice! Extase! Être un martyr!
LAiRO, ù Flammeola pensive.
aut-il frapper?
^-i8 LA MARrniE