TOUS LES ESCLAVES
Oui, oui!
FLAMMEOLA, se levant comme sortant d'un songe.
INon :
En se rasseyant, après un sileuce, aux deux chrétiens.
Vous pouvez partir.
JOIUA-NtS
Je ne partirai pas cependant, pauvre femme,
Sans t'avoir dit, au nom d'un culte qu'on diffame,
La profonde pitié que m'inspire ton mal.
Il l'a représenté, lui, le fïot baptismal
Comme un torrent de lave et de llamme et de haine.
Excuse-le. L'ardeur du martyre l'entraîne.
U a beaucoup souffert et tu souffrir beaucoup.
Il vondrait que sa fleur s'épanouît d'un coup,
Dans les cris, dans le sang, dans la terreur, n'importe !
Le lis consolateur que mon Sauveur t'apporte.
Moi, c'est plus lentement, c'est tendrement, ma sœur.
Avec des mains de frère aux gestes de douceur,
Oue je veux te l'offrir si ton deuil le réclame,
Pour te le faire éclore au plus secret de l'àme.
Elle est morte, ton âme. Il dit la vérité.
Mais Christ aussi mourut. Christ a ressuscité.
On peut ressusciter avec lui, quand on l'aime.
A Aruns.
Frère, regarde donc comme sa l'ace est blême, Comme ses tristes yeux sont un grand lac de pleurs. Ils ont quand même, ces faux heureux, leurs douleurs ; Leurs peines, ces oisifs; ces riches, leur misère. Riches du superflu, pauvres du nécessaire, Us vont, à leur façon, affamés et pieds nus; Et c'est pour eux aussi que les jours sont venus. A tous les indigents Christ a promis sa trêve. D'autres manquent de pain. Ceux-ci manquent de rêve. Plus délaissés qu'un gueux sur le bord d'un chemin. Ils nous tendent le cœur comme un gueux tend la main Ahl ne voudras-tu pas leur être charitable? N'auront-ils point leur place à la divine table?