‹ Théatre en versChapitre 65 sur 212 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

FLA.MMEOLA, anxieuse et suppliante.

Parle !

JO;iAN>"ÈS

Un très vague espoir?

FUMMEOLA

Pas plus.

JOHANNÈS

Je te l'accorde.

FIAMMEOLA

Ak! si vague qu'il soit, mes vœux en sont contents' Mais dis-moi, cet espoir, qu'aussi, toi, tu l'attends. Dis-moi qu'à mon amour ce qu'en toi j'intéresse, Ce n'est pas ta pitié seule, et c'est ta tendresse.

JOHASSÈS, d'une voix lente et émue.

Oui, ma tendresse.

FLAMMEOLA, étlatojit de joie.

0 mon cher aimé, sois béni!

JOllANXÈs, terrifié, et se reprenant.

Femme!...

FLAMMEOLA, lui fermant la Loache, l'enveloppant de paroles.

>'on, je mcn vais, j'ai fini.

Vois !

Elle fait mine de partir, puis revien..

Ne sois pas chagrin d'avoir été trop tendre! Je pars. Ke dis plus rien, je ne veux ren entendre Après les divins mots d'espoir que tu u'as dits. Ne me les reprends pas, ces (leurs du i^radis. Tu ne peux plus, d'ailleurs. Je les ai. J.; suis forte. Je les garde. Je les garde. Je les emporte!

Tout en parlant et en s'exaltant de plus en plus, elle s'est retirée vers le chemin par où l'on sort ; et, après le dernier vers, elle >e sauve en courant comme une folle.

Tu m'aimes!

Page 1