ACTE TROISIÈME
LATRO
ne comprends pas. Toi, mon frère!
r sa douceur.
THOMRTS
Il te le prouve
Je suis le lils, moi, d'une louve.
le, mon père et moi, nous étions des bandits, c'est la vérité, tu sais, ce que je dis.
JOUANNÈS, debout.
c'est la vérité quand même que nous sommes ux frères, 0 mon frère, étant tous deux des hommes, plique-toi donc mieux, d'un ton moins violent, souffres, je le vois. Or, moi, te consolant, dans ton mal obscur j'étais d'intelligence, t'y pourrais peut-être offrir quelque allégeance.
LATRO
le sais, mon mal.
JOUA»NÈS
Non.
tu Faimes aussi, toi.
LATRO
J'aime Flammeola.
JOHANNÈS
Ne crois pas cela.
LATRO
Il échange un regard avec Tliomrys, puis laisse choir son glaive.
Hors, donne-moi la preuve du contraire.
suis tout prêt. Comment?
LATiM)
Toi qui te dis mon frère.
N'éloigne pas de moi son cœur dont j'ai besoin. Songe combien déjà, moi, si bas, j'en suis loin. Que je suis son esclave et qu'elle me méprise. Que me resterait-il, si tu me l'avais prise? Tu ne le dois pas. Toi, si tendre aux malheureux. Sois pitoyable au plus misérable d'entre eux. Fais-leur ici l'aumône à tous en ma personne. Je n'ai que cet amour au monde, moi! Raisonne. Réfléchis! Je t'avais menacé. J'avais tort. Regarde! A tes genoux je me courbe, moi, fort, Sûr, si je le voulais, d'une vengeance prompte. Mais non! Des mots pareils, avec toi, j'en ai honte Maintenant. Et les mots qu'il faut, je les dirai : C'est qu'à mon triste amour, déjà désespéré. Si lamentable, si souffrant, payé de haine. Toi, si bon, tu ne dois pas faire de la peine, C'est qu'en l'aimant aussi tu sei'ais mon bourreau. C'est que tu ne peux pas, toi, dépouiller Latro, Ce gueux, fils de gueux, fils de tous les gueux de Rome, Et lui voler son bien, le seul bien d'un pauvre homme!
JOIUXXÈS
Relève-toi, mon frère, et tâche, te calmant,
De bien entendre en quoi tu fais erreur, comment
Rien n'existe entre nous du duel que tu supposes,
Et qu'à Flammeola, pour de plus hautes causes.
Si je dois renoncer, tu dois le faire aussi.
Ton âme, dont le noir regard s'est éclairci,
Va comprendre qu'il faut, sans en être jalouse.
Voir en Flammeola celle qu'un autre épouse.
S'il est vrai que bientôt, comme c'est mon devoir,
Je puisse aux saints autels enfin la recevoir.
Pour qu'elle y soit, non plus la mie'nne ni la liemie.
Mais l'épouse de Christ en devenant chrétienne.
latbo Tu mens, traître, tu mens! J'y vois clair dans tes vœux. Oui, j'ai compris. Et mieux que tu ne crois. Tu veux Me la prendre. Tu veux la garder.