ACTE QUATRIEME
TLXmtEOLk
Pas plus que lui ne sois rebelle, Toi, son fidèle apôtre et son imitateur, A cet attrait du beau dont son père est l'auteur, (ïoùte-le sans remords, et puisqu'il te l'envoie, Rends-lui grâces plutôt de t'en offrir la joie. Ces musiques, ces fleurs, dont le charme te prend, La santé qui revient, douce, à ton corps souITrant, Ton esprit qui somnole en de molles paresses, Mes soins t'enveloppant ainsi que des caresses, Accepte tout d'un cœur bon, oui, même cela.
ZYTnOPHANÈS
Tu sais, elle n'est plus cette Flammeola
Dont le baiser, trop plein d'ardeur, brûla ta bouche.
Sa tendresse à présent n'a rien qui t'effarouche.
Elle s'exprime encor comme une amante un peu;
Mais l'eau du repentir a transformé ce feu
En la plus délicate et tiède et fine cendre
D'un pur amour de sœur où lu peux condescendre.
JOHANMÈS
Je sais, je sais, et sans crainte j'y condescends. Et de même, apaisé, je les trouve innocents Ces plaisirs savoureux à ma chair affaiblie. Où mon austérité pour quelque temps s'oublie.
ZTTIIOPHASKS
Christ a voulu sans doute en ces plaisirs nouveaux Accorder quelque têve à tes rudes travaux. Bientôt tu reprendras la force qui t'exalte. Comme un soldat plus brave après un jour de halte.
FLAMMEOLA
(j'est cela, c'est cela, mon Johaunès. Demain, Reposé, tu pourras U remettre en chemin Vers le but lumineux auquel tendent nos rêves; Et les étapes pour y tiucher sei'ont brèves. Puisque nous le feron: désormais, ce chemin. Allègres, côte à côle, e la main dans la main.
JOIIASNÈS
Oui, la main dans la main ; quand le ciel sera sombre, Comme deux pèlerins qui se tiennent dans l'ombre.
Et quand il sourira de joyeuses couleurs,
Gomme deux gais enfants courant parmi les fleurs.
Oui, oui, parmi les fleurs toujours fraîches écloses Au mystique rosier dont nos vœux sont les roses.
Sans jamais nous quitter, jamais, tous deux ravis!
JOHANNÈS
Jamais ! Pour arrirer ensemble au saint parvis !
FLAMMEOLA
Frère aimé!
JOHANNÈS
Tendre sœur!
FLAMMEOLA
Toujours l'un près de l'autre !
JOHANNES
Toujours !
FLAMMEOIA
0 sort divin !
C'est le nôtre.
^e nôtre