‹ Théatre en versChapitre 83 sur 212 · SCÈNE VI JOHANNÈS, FLAMMEOLA · texte numérisé non relu

SCÈNE VI JOHANNÈS, FLAMMEOLA

Quel trouble étrange! Tout mon être en est conquis.

Et pourtant ce n'est pas terrible; c'est exquis.

Ces musiques de rêve aux ailes caressantes,

Les images que tu jetais, éblouissantes,

Évoquant au soleil de blanches visions,

Les mots fleuris d'espoir qu'ensemble nous disions

A côté de ces fleurs mourantes dans ce vase,

Qui mêlaient en mourant leur âme à notre extase.

Tout cela m'enveloppe encore, et je me sens

Gomme étreint par des bras très doux et très puissants.

Oh ! n'y résiste pas, à cette forte étreinte !

Tu t'y peux désormais abandonner sans crainte

Dans l'alanguissement tendre qui nous unit,

Comme un couple d'oiseaux au creux tiède d'un niJ.

Johannès!

JOIIANNÈS

Oui, dis-moi mon nom de ta voix lento.

Johannès !

FLAMMEOLA, en lui prenant la main.

JOIIANNÈS, en dégageant sa main.

Ne prends pas ainsi ma main brûlante.

FLAMMEOLA, la lui reprenant.

La mienne est plus brûlante encore, n'est-ce pas?

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