‹ Théâtre espagnolChapitre 151 sur 405 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

V SCÈTŒ PREMIÈRE. „ \

LEONARDO, FÉRMINA. ; .

LÉOKABftO ’r

En vérité, Fermina, je ne sais quelle étrange métamorphose eètceoi,et j’ai peiné à concevoir qu’en trois semaines d’absence mes rêves de bonheur aient fait place aux déceptions. Que signifient tous ces ' mystères? Pourquoi Isabelle refuse-t-elle de me voir? Pourquoi sa mère, après m’avoir donné de Si grandes preuves' d’-estime , me congédie-t-elle en m'accaJdant d’injures?. .. Hélas V que ne doit point redouter un malheureux I. -. Mais, dis-moi, ce baron, auquel ob offre l'hospitalité céans...

-.-•V /. l FERMI.VA. v' • " !" ' ■

Le baron?* -y *■

LÊOltARDO. '

Oui; à quoi vise-t-il ? quels sont ses projets ?

LK BAftON.

Il m’est im|>ossil)le'de deinourér uue mu'mte.

t ' ( Elle regarde a l'inttrieiir avec iiuiinrUnJ'" '

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.Mgi*, voyons. . . . .

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Croyez-moi, madame peu! venir, et si elle Vous -,

remontre ici, gare le grabuge.

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Dés que tu ,qr auras appris mon triste sôrtvje

m’en irai. Parle! : V- ‘ . .

• . • FKICMINA. . ‘ -

Kh .bien,, voici l’histoire : Vous savez qu’il y a' deux mois, ou bien peu s’en faut, le baron de Mon- tépino se présenta chez nous à lllescas. Il loua une chambre dans la grande auberge vis-à-vis1 i se trouvant si proche voisin, H entamait, de sa fenêtre, la causerie avec nous autres. Dame !-<ce zx’élait d'alanx! qu’un jeu, des babioles dp voisinage. Puis. il viqt à Ja maison jusqu’à une demi-douzaine de fois, et surle-champ on lùt-lié d’une éfroite amitié. Monsieur, le barou parla de ses vassaux, do son illustré nom, de ses revenus, de ses procès avec le roi, et de ses mules; et ainsi il parlait et partait toujours. Madame l’écoutîijt, bouche béante et stupéfaite d’admiration ; chaque mot qui échappait au noble personnage lui semblait un trait d’esprit. Mais le diable voulut qu’à ce moment vous vous missiez dans l’i<Jée d’aller voir \' votre cousin, et, franchement , vous ne pouviez choisir une plus mauvaise occasion. ^

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