DON PÉDRE, IA TANTE MONIQUE
DON rï. un K
Ah çà, ma chère sœur, je suis .convaincu que l'affaire qui se présente est dé la plus haute importance ; mais comme je vous sais un peu prompte à prendre feu, je me stSis hâté médiocrement pour veuir. (fl s'assied.) Enfin me voilà , et tout est réparé !
Ainsi expliquez-vous !> • - •’ •: *•? \ •
LA TANTE MONIQUE. * , ”
Tout ce qup je désire, mon, frère, c’esl que Vous -* • me rémettiez, quelques écus. - V. ' <
• r<-, (Elle s'assied à <'Até de lui.)
DON PKIIRE. y,./. - ... - J
Et pourquoi? . ‘ ' ' . ..'
LA TANTE MONtâéE. ■ -
Pour un pressant besoin. ' ■ -
• "i - DON PÈDRfc. . v ,-*■ ■ .* ' -A
. Vous, des besoins pressants,?.,. Allons, que vous
, faut-il à péu près?
" LA TANTE MONIQUE
Si vous aviez uno centaine de doublons..-. - - * '
DON CÈDRE
. Je les ai; mais faites bien votre compte. Encore .
quelques appels de fonds de ce genre, et la caisse . sera vide. Douze mille réaux ‘, voilà ce que vous
(l) Le réal vaut uu peu plus de vingLsix centimes. Notre pièce de rinq francs est évaluée dix-neuf réaux.