‹ Théâtre espagnolChapitre 17 sur 405 · DON ROQUE, DONA ISABELLE · texte numérisé non relu

DON ROQUE, DONA ISABELLE

BON ROQUE

Il me plante là avec le mot sur les lèvres... C’est un singulier personnage. Isabelle !

DONA ISABELLE

Monsieur !

DON ROQUE

Eh bien, ma sœur désire donc nous quitter? Te l’a-t-elle dit!

DONA ISABELLE

Non, monsieur.

DON ROQUE

Tout annonce pourtant qu’elle se dispose à retourner chez elle. La pauvre femme est déjà un peu écloppée ; ou a beau être jeune encore, les peines et les chagrins vous achèvent vite. Et toi, que me diras-tu ? Cela te fait-il de la peine qu’elle s’en aille ?

DONA ISABELLE

Oui, monsieur. Vous devriez la prier de rester.

DON ROQUE

En vérité? (A part) Il y a quelque chose là-dessous. (Haut.) Mais par le fait, puisqu’elle est logée tellement près de nous que ses fenêtres et les nôtres se regardent sans cesse, de la maison même lu peux causer avec elle tous les jours.

iX LE VIKILLAKD ET LA JEUNE FILLE.

DONA ISABELLE

Sun caractère est si aiiualile, elle me plaît tant, que je voudrais qu’elle ne sortit jamais d’ici.

DOS ROQUE

Voyez-vous cela? (A pari.) Décidément, il y a quelque chose là-dessous.

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