‹ Théâtre espagnolChapitre 172 sur 405 · LA TANTE MONIQUE , LE BARON · texte numérisé non relu

LA TANTE MONIQUE , LE BARON

( Le baron entre d'un air tout pensif ; il tient des lettres à la main.) LA TANTE MONIQUE, le regardant.

Allons, me voilà toute joyeuse. Quelles uouvelles ?. . . Vous ne répondez pas ? Hé quoi , monseigneur !

le baron.

Comme aux événements les pins heureux se nié* lent les soucis et les peines! Cet individu dont je vous ai parlé à plusieurs reprises, et que j’envoie à Madrid sous un déguisement pour examiner et observer la tournure des choses', pour communiquer avec ma famille et mener à bonne fin toute notre correspondance, il vient d’arriver, seftora.

LA TANTE MONIQUE

En vérité ! Est-ce un messager de bonheur ?

LE BARON. -

Voilà une lettre de ma stfcur ; si vous le désire!, vous pouvez en prendre lecture.

( U lui donne une des lettres ; U tante Monique se met a lire. ) LA TANTE MONIQUE. '

« Mon bien-aimé frère, j’ai reçu votre dernière mis- « sive, avec la bague en brillants que vous m’olïrez « de la part de cette dame. Je vous prie de lui en « exprimer mes remerciments les plus empressés, et « de l’assurer combien je souhaite de faire sa eon- « naissance. IM tes- lui que je ne lui adresse rien « pour cette fois, de crainte d’avoir, vis-à-vis d’elle, « l’air de vouloir payer ses amitiés et le service « qu’elle, vous rend- Les cadeaux, fussent-ils des " plus précieux, seraient toujours bien au-dessous de « la cordiale estime que je nourris pour sa personne. « Notre cousin l’archevêque d’Andrinopolis a écrit « de Oacabélos , et il paraît que, sous peu de jours, « il sera dans son diocèse. Mille compliments de ta « part du connétable et du marquis de Famagosta,

Î.M LE BAKÙN.

« son beau-frère. Vous pouvez , du resté, vous ima- « giner île quels transporte nous avons salue le « triomphe de votre innocence et la condamnation « des auteurs de cette cabale. Le roi désire vous « voir; même désir chez vos amis et vos parents, v et par-dessus tout chez votre bonne sœur,

« La vicomtesse de Mostagan. »

v Parlé. ) Oh çiel ! mais c’est trop de grâces à la fois ! (Elle lui rend la lettre.) Veuillez agréer toutes mes félicitations. Dieu soit loué! . .

LE BARON

Hélas ! madame. ...

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