‹ Théâtre espagnolChapitre 192 sur 405 · DON PÈDRE , LA TANTE MONIQUE, ISABELLE · texte numérisé non relu

DON PÈDRE , LA TANTE MONIQUE, ISABELLE

LA TANTE MONIQUE

Voyez-vous cela ! tous les deux en conférence. Sur quelles grandes affaires ont-ils donc à délibérer? (A Isabelle.) Ne t’ai-je pas dit cent fois de ne pas sortir de ta chambre ?

ISABELLE

Je venais ici pour...

Tu sais bien que toutes ces conversations ne me plaisent sous aucun rapport.

ISABELLE

Ma mère, mais...

292 LE BARON

LA Tante MONIQUE.

Laisse-nous. (A do» Pèdrc.) C’est vous qui lui montez la tête, et qui me la perdez !

(Isabelle sort. )

DON PÈDRE

Moi ! y pensez-vous , Monique ?

LA TANTE MONIQUE

Oui , vous en personne. Qu’étiez-vous à lui dire là?

DON PÉDRE. ,

Qu’il fallait de la patience avec sa mère.

LA TANTE MONIQUE

Vous venez ici pour l’inquiéter, pour lui troubler la cervelle, et lui prêcher la désobéissance envers moi.

' DON PÈDRE

Pas le moins du monde. Je me suis rendu chez vous, parce que déjà dans tout le village on répète que vous la mariez avec le baron. Et puis on vient s’adresser à moi , qui ne sais rien ; et vous ne voulez pas que ce rôle devienne embarrassant? Ma foi , je trouve la dose un pen forte ! Comment ! on ne jase d’autre chose dans les boutiques, chez l’apothicaire , sur la grande place et dans la maison du limonadier; et avec moi, avec l’oncle, on n’ouvre seulement pas la bouche sur ce mariage d’arlequin !

LA TANTE MONIQUE

Vous serez instruit en temps et lieu; et ceux qui passent leur .vie à déblatérer contre les gens verront alors s’ils sont tombés juste, ou s’ils ont sauté trop loin.

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