‹ Théâtre espagnolChapitre 235 sur 405 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PÉRICO* DON CLAUDE.

PÉtllCO. (Il parcourt le papier, et pousse uu grand cri de joie.)

Bravo !

DON CL Al' UK.

Ah çà deviens-lu fou, mon garçon? Que veut dire... ?■

PÉH1CO.

Sainte lettre, bénie sois-tu de verser ainsi le baume sur nos blessures! (lisant.) « Au nom de Jé- «sus, de Marie et de Joseph1. Très-cher mon- « sieur, en conséquence de l’avis reçu par nous, « l’autre jour, de ce que vous aviez bien voulu être «tassez charitable (que Dieu vous le rende!) pour « vous charger de recouvrer pour notre compte « dans lllescas , pendant votre trajet de retour de «Madrid, les trois mille quatre cents réaux, pro- « duit de la redevance des caves, notis avions « donné ordre à Lorenzo , notre majordome , de se « présenter chez vous alin d’y toucher ces fonds. « Mais , depuis hier, le pauvre Lorenzo est assiégé « de coliques terribles. Que le Seigneur le délivre

1 J. H. y. J. Apre» l'expulsion des Juif» et de» Maures de l'Espagne, et déjà même avant cette époque, il fut d'usage que toutes les lettres commençassent par celte invocation , précédée d’une croix , pour attester ou pour obliger chacun d'attester sa fidélité à la foi catholique. Celte coutume tomba en désuétude vers la lin du siècle dernier : le cierge seul continua a l'observer encore pendant un certain temps.

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