ACTE I, SCÈNE XI. 3X
DON MARTIN
Ah ! les tètes folles sont trop éloignées d’une pareille vocation.
PÉRICO.
Oui, je sais bien que la petite n’est pas facile à manier parfois : mais son père devrait aussi. . .
DON MARTIN
Son père! Tenez, nous sommes dans une guerre continuelle à ce sujet.
PÉRICO, comptant.
Quarante-huit, quarante-neuf, cinquante. C’est parfait! (Il met le rouleau dans sa poche.) Oh! d’abord, en ce qui touche don Luis, il est loin d’avoir cette sagesse, ce discernement, ce... (Se retirant.) Mon cher monsieur, vous permettez. . . ?
Veuillez présenter à madame l’abbesse tous mes hommages, et croyez-moi votre serviteur.
PÉRICO.
Veuillez, monsieur, disposer du matin au soir de don Sempronio de Hinestrosa.
DON MARTIN
Ce me serait une satisfaction réelle , si notre malade pouvait l’échapper.
PÉRICO.
Voyez-vous, le malheureux est têtu en diable; et s’il [se met dans la tête de ne pas en revenir, il y passera, rien que par entêtement.
DON MARTIN
Le pauvre garçon !
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LA FAUSSE DÉVOTE
PÉRICO .
Oui, il est à plaindre. . *
1>0N MARTIN
Souffrez, monsieur. .. ! ’ ^
/ ( Il veut l'accompagner; JVrico s’y oppose.)
PÉRICO, . .’
Non, ce serait abuser...
DON MARTIN
Seulement jusqu’à la porte.
périco. . . ~
Vous ferez tant, que je ne bougerai pasd’jci.
DON MARTIN
Alors je n’insiste plus , et vous dis adieu !..
(Jl fort par la gauche.)
PÉRICO.
Eh bien! avons-nous lieu d’être content? La demoiselle est déjà folle de nous, le vieux a lâché les écus, don Claude remonte sur l’eau, et moi je tiens là de quoi me garantir mes gages. O Fortune, ma mie, tâche de ne point te changer, de bonne petite mère, en vilaine marâtre ! ,
( Il sort par la droite.)
FIN DU PREMIER ACTE
ACTK II. SCÈNE I.