SCÈNE PREMIÈRE
DONA CLARA, LUCIE, pui» DON CLAUDE.
( Le» fenêtres sont fermée» à volets. — L'obscurité régne snr le théâtre. — Dona Clara et Lucie s’avancent ver» la porte, de la chambre de don Claude.)
* DONA CLARA
Marche tout doucement, Lucie. Il s’agit d’abord de ne pas réveiller la maison. ./ . . .
Ll‘C IR.
Je tremble qu’on ne vienne nous prendre sur le fait.
DONA CLARA
Chut!
' LUCIE
C’est à peine si j’ose respirer.
DONA CLARA
Regarde si don Claude nous attend .
LUCIE. 1 ■'
J’y vais , mademoiselle. ( A part ) Dieu ! si le papa survenait au milieu de cette belle équipée, et trouvait sa fille !... ce serait magnifique ! ( Appelant. ) Don Claude !"
DON CLAUDE, ouvrant sa porte.
Qui est là?
LUCIE
Sortez donc !
DON CLAUDE
Je le suis... Mais je me sens une peur affreuse.
LUCIE
Allons, soyez ferme. Nous nous exposons à Lien d’autres périls, mademoiselle et inoj ! D’ailleurs, monsieur, vous êtes un homme de ressources, vous ! Et qu’est-ce que cela peut vous faire, de recevoir une trentaine de coups de bâton de plus ou de moins ? Voici ma maîtresse !
(Don Claude sort de sa chambre. ) DONA CLARA.
Seigneur don Claude !
don Claude.
Dona Clara, que de reconnaissance...! Croyez que je m’estime heureux, trop heureux...!
DONA CLARA, à Lucie.
Veille avec soin, pour qu’on ne nous surprenne pas. Faute de précaution, tout serait perdu. < Lucie s'éloigne.) Cet espiègle de Périco m’a instruit de vos sentiments, don Claude; et je viens moi-même savoir de votre bouche si ses assurances doivent être prises au sérieux. Car mon étonnement ne saurait se décrire, à voir ainsi un homme... un jeune cavalier de mérite, changer d’inclination presque au. gré des vents. Ma cousine... en quoi a-t-elle donc pu