‹ Théâtre espagnolChapitre 276 sur 405 · DON LUIS, DON CLAUDE · texte numérisé non relu

DON LUIS, DON CLAUDE

DON CLAUDE, à part.

Comment! il n’a pas encore décampé, ce vieux? Quel trainard!

DON LUIS

Ah çà, mon garçon, que t’écrit ton père?

DON CLAUDE

Qu’il est décidé à venir à Tolède , et qu’il sera ici demain vers l’heure du souper, ou après-demain à l’heure du dîner.

DON LUIS

Il me procure par là un grand plaisir.

DON CLAUDE

Et à moi donc !

DON LUIS

Nous sommes de vieilles connaissances; mais il

LA FAUSSE DÉVOTE

y a bien dix années que nous ne nous sommes serré la main... Oui, dix bonnes années!

DON CLAUDE, à part.

Est-ce que le cher homme ne pourrait pas rester tranquille dans son trou?

DON LUIS

Tu dis?

DON CLAUDE

Rien... Que je suis agréablement surpris.

DON LUIS

Maintenant, cher Claudè, il est de toute nécessité que demain , à la pointe du jour, tu montes à cheval pour aller à la rencontre de ton père. Cette marque de déférence, venant ainsi de ta propre inspiration, le charmera , j’en suis bien sûr.

Moi aussi; mais vous comprenez... D’ailleurs il se peut faire qu’il s’arrête à Ciruélos.

DON LUIS

Eh bien ! tu le trouveras à Ciruélos.

DON CLAUDE

C’est que le curé est un peu de nos parents , cousin de ma mère, ou quelque chose d’analogue. Attendez donc... Est-il bien son cousin? Tout ce qu’il y a de plus cousin, ma foi !

DON LUIS

Et qu’a de commun cette parenté avec ton départ de demain?

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