‹ Théâtre espagnolChapitre 277 sur 405 · ACTE II, SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XIII

DON CLAUDE

C'est que, voyez-vous... Non, réellement, eela m’est impossible. Des motifs graves...

DON LUIS

Sans doute quelque visite à rendre au malade de eette nuit. Non, tu partiras, mon garçon, et avec Périco. Apprête-toi donc à réunir tout ce qui te sera nécessaire. Si même tu désires emmener mes deux chiens de chasse, je te le permets.

Que voulez-vous que je fasse de vos deux chiens?

' DON luis.

Mais tu chasseras.

DON CLAUDE

Je me soucie bien de la chasse!

DON LUIS

Oh! que cet embarras ne t'arrête point. Laisse mes lévriers.

DON CLAUDE

Ne serait-il pas bien préférable de nous tenir les jambes eu repos , puisqu’au bout dju compte ce cher papa doit toujours arriver ?

DON LUIS

C’est précisément parce qu’il doit arriver que j’insiste pour que tu ailles le recevoir. S’il n’arrivait point, à quoi bon te faire partir?

DON CLAUDE , à part.

O le maniaque! (Haut.) Mais si je n’ai point de bottes ?

m LA FAUSSE DÉVOTE.

l)ON LUIS.

J’ai des bottes , moi , et je t’en prêterai une paire de solides. De plus, tu auras des éperons, une selle, des brides, une cravache... Rien ne te manquera , rien absolument. . •

Bien obligé ! Mais où le dépisterai-je , mon père?

, DON LUIS

Tu suivras toujours la route droit devant toi , et finalement vous tomberez dans les bras l’un de l’autre. Ainsi donc, c’est une affaire entendue. A quatre heures, tu pourras piquer des deux et respirer le frais du matin.

DON CLAUDE

Et si le ciel est couvert?

DON LUIS

H n’y a aucun danger.

DON CLAUDE

Et si au milieu des champs de blé, maître et serviteur, nous sommes fouettés par une averse?

DON LUIS

Emportez vos manteaux !

DON CLAUDE

C’est que j’ai si mal...

DON Llll8.

Où cela?

DON CLAUDE

A la poitrine...

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