ACTE », SCÈNE f
dage du mari et de son satellite. Maintenant, d'après mon opinion, lorsque le cher époux a ainsi le cerveau à moitié détraqué par ces maudites caresses, le procès du brouillon de valet est bientôt fait; car les femmes n’v vont pas par quatre chemins. Déjà on le qualilie de fourbe, de menteur, lui, le pauvre mouchard! Puis on le traite de raisonneur, de fainéant, de gàche-toul; on y ajoute enfin une légère dose d’ivrognerie, mêlée d’un peu de lilouterie. A chaque imprécation de la femme , le brave homme de mari dit : Amenl... Il faut y passer alors... Madame atteint toutes ses visées, et... Je connais mon métier!
don roque.
Mais, Munoz, pour l’amour du ciel!...
mu$oz.
Puisque je vous répète que je ne le puis pas, c’est que je ne le puis pas. Inutile donc de me tourmenter! il n’y a plus à parlementer là-dessus. Les vieux chiens ne se laissent pas amadouer, mon maître!
Tiens, Munoz, prends une corde...
muSoz.
Pourquoi faire?
DON ROQUE
Va, pends-moi!
MUNOZ
Oh ! monsieur, il n’est besoin ni de cordes ni de poisons, lorsqu’à soixante, et dix ans on épouse une jeune fille aux yeux noirs.
LE VIEILLARD ET LA JEUNE FILLE
DON ROQUE
Tu reviens toujours à l’assaut avec ton âge!