ACTE 1. SCÈNE I
1rs sept juchés! Non, pour Dieu? il me faut une existence nouvelle : je veux être entouré d’ainour et d’une sincère affection. Ainsi, nous vivrons comme de petits anges ! Et quant à la foule, laissons-la dabauder et gronde.r derrière nous.
SIMON
Mais si ce mariage convient aux deux parties, quest-çe (pie le monde pourra dire1 DON DIÈGCE.
Bah! je sais bien ce qu’ils diront; seulement... Oh! ils diront que c’est une union mal assortie; qu’il y a disproportion d'àgc; qu’il y a...
SIMON. . 1
Hé ! hé ! la différence ne me parait pas déjà si énorme : sept ou huit ans au plus.
DON DIÈGCE.
Ah çà, rtion gaillard, que nous chantes-tu avec les sept ou huit ans , puisque la jeune personne n’a atteint sa seizième année que depuis quelques mois?
SIMON
Eh bien , après, monsieur?
DON DIÈGCE.
Après ! Quoique, grâce au ciel , je me porte comme un charme , il n’en est pas moins certain que le diable lui-même ne m’Aterait fias nies cinquante-neuf printemps.
' - SIMON
- Mais je ne parlais pas de votre âge, monsieur. don dikguf..
De quoi parlais-tu donc?
Lit OUI UES JUL^IiS FILLES.
SIMON
Je disais cn-deux mots... Allons! ou c'est vous, monsieur,- qui ue vous êtes pas sufllsamment expliqué, ou c’est moi qui vous ai compris do travers... Kn définitive, cette chère dona Paquita-, avec qui. doit-elle se marier?
DON DlÈGl'E.
C’est à présent que lu me fais cette question? Mais avec moi , morbleu !
Avec vous?
nos jtrÈc.i K.
Oui, avec moi.
• simon:
Ali! nous voilà bien !
1ION DlÈGl’E.
> Que üis-iu?... 0» esl-ee, eiifin...?
SIMON
Et moi qui croyais avoir mis le doigt déssus !
. ' UON IIIKGIE. -
A quoi rêvais-tu donc? Pour qui pensais-tu que. j’avais réservé ce trésor?
•/ SIMON
Mais pour don Carlos, monsieur votre neveu, un jeune homme d’un talent et, d’une instruction rares , un excellent soldat , enfin un cavalier des plus séduisants sous tous les rapports-. Voilà Immortel à (pii je supposais que l'on destinait cet objet accompli. .