‹ Théâtre espagnolChapitre 315 sur 405 · ACTE I . ST.ÈNK I. ( m · texte numérisé non relu

ACTE I . ST.ÈNK I. ( m

don DIKGUK.

E*cellante !

DON DIÈGL'K.

> Vinsi, tu as deviné à l’instant même...

SIMON

Oh ! quoi do plus oluir sous le soleil? Ma foi , monsieur, o’est un très-bon mariage, un mariage parfait, parfait \ <

DON DIÉGIK.

Oui , mou garçon. Je l’ai mainte fois retourne dans ma tête, ee grand dessein, et il me semble à moi des plus heprenx.

SIMON

El à moi done!

DON DIKCIE.

.Mais je veux absolument que rien ne transpire < avant que la rhose soit réalisée.

C'est Tort sage de votre part.

, . - DON DIKCIE.

Tout le. momie , mon ami , ne voit pas ces sortes d’événements du même œil; et je parie d’avance que bien des gens se hâteront de faire des gorges chaudes, de. crier à la folie, et de...

SIMON

A la folie l Charmante folie , en vérité , avec un brin de fille comme celui-là !

m LK OUI DES JEUNES FIU.ES.

DON DI&Gl'K.

Bravo ! lu dis bien. Par contre, elle est pauvre , il n'y a pas de doute ; car, entre nous, sa chète mère, doua Irène, S’est tellement hâtée de faire danser les espèces depuis la mort de son dernier inari , que, sans ses deux bonnes sœurs les religieuses et son beau-frère le chanoine de Caslroxériz , elle n’aurait pas de quoi fibre bouillir la marmite : ce qui ne l’empèchc pas, au surplus, d’èlre remplie de vanité et de prétentions. Elle vous étourdit sans cesse de scs parents et de ses défunts époux, et elle vous débite des kyrielles de sottes litanies... Mais n’importe ! ce n’est pas l’argent que j’ai cherché : j'en ai, de l’argent. Ce que j’ai tâché de découvrir, c’est la modestie, le recueillement et la vertu.

SIMON

Voilà le principal , monsieur! Et d’ailleurs ces beaux écus que vous possédez, qu’en feriez-vous?

IlON IHKGIK,

C’est vrai, mon garçon... D’un autre côté, lu n’ignores pas quelle perle c’est qu’une femme entendue, active, sachant prendre soin de son ménage, sachant économiser et porter son attention sur tous les détails. Ah! le triste sort que d’ètre sans cesse à se quereller avec des gouvernantes plus détestables les unes que tes autres, avec ces vieilles gourmandes qui glissent leur mot dans chaque affaire, qui font galoper leur langue du matin au soir* qui sont toujours tourmentées par des vapeurs, de vraies ruines enfin, et, par-dessus le marché, laides comme

Page 1