SCÈNE VI
DON ROQUE, MUNOZ
DON ROQUE
Béatrice, va prêcher à d’autres portes ! Mais ne. perdons pas une seconde, voici le grand moment.
«2 LE VIEILLARD ET LA JEUNE FILLE
Muftoz ! (s’approcbaDt je la porte de droit*.) Commençons par le commencement. Muftoz !
MUftOZ , paraissant.
Allons, bon !
DON ROQUE
Ecoute, voici le moment. Tandis que je vais regarder si personne ne vient, tu te cacheras, comme c’est convenu. De la vivacité, drôle ! Quel lourdaud tu fais !
MUftOZ.
On ne m’a pas créé plus ingambe.
( Don Roque s'avance vers le canapé. Munoz ne bouge pas.)
DON ROQUE
Dépêche-toi. Par ce côté tu peux entrer dessous.
MUflOZ.
Ah ! le fameux projet !
DON ROQUE
Drôle !
ML'fiOZ.
Au diable ! Tout cela est du travail sans profit. A quoi pensez-vous que nous mènera cette embuscade ? A rien, à rien du tout; je le vois d’avance. Que sert donc de s’éreinter? Je suppose même qu’ils partent tous aujourd’hui , j’admets que nous restions seulement nous trois ensemble; mais vos inquiétudes, vos jalousies ne vous laisseront jamais de trêve.
DON ROQUE
Et pourquoi ?
MUftOZ.
Vous ne le sentez pas ? Kh bien ! parce qu’une