‹ Théâtre espagnolChapitre 47 sur 405 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

dessous. Personne, ne vient... En avant, mon garçon !

MlSOZ.

Par l’àme de ma grand’mère, quelle plus stupide idée !...

DOS ROQl'E.

Muüoz, assez de bavardages; finissons-en : ou le canapé, ou la porte ; choisis !

jicSoz.

Mais...

DOS ROQUE

Va-t’en J et que de ma vie je ne te revoie plus. Disparais , marche !

MllftOZ.

Mais je m’y glisse.

DOS ROQl'E.

De ce côté !

MUflOZ.

Allons-y !

(Il commence à se glisser sous le canapé. )

DOS ROQUE

Dès que tu seras bien dessous, tu t'étendras tout au long, et tu te mettras à ton aise.

Oui, parfaitement.

( Il se tord dans tous les sens. )

DON ROQUE

Est-ce que tu n’y tiens pas ?

muSoz.

Je n’en sais rien.

LE VIEILLARD ET LA JEUNE FILLE

DON ROQUE

Comment ?

muSoz.

Je vous le dirai quand j’y serai.

DON ROQUE

Il me semble qu’on vient.

muSoz.

En voilà bien d'une autre !

don roque.

Mais marche donc , traînard !

MUSOZ.

C’est ici que je te réclame , mon escopette 1 !

( Ne pouvant parvenir à se cacher suffisamment, il cherche à sortir du canapé, et don Roque essaye de l’y aider en le tirant par les jambes. )

DON ROQUE

Ils viennent, ils viennent!

muSoz.

S’il m’est impossible soit d’avancer, soit de reculer, un bataillon ne m’en ôtera pas.

DON ROQUE

Mais tâche donc de sortir, voyons !

muSoz.

Tâchez, vous, de tirer encore plus fort !

DON ROQUE

C’est pour que tu sortes plus vile.

muSoz.

Ouf! m'y voilà.

' I.ocution espagnole pour exprimer le fort du péril.

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