ACTE I, SCENE III
qui se passe au fond des cœurs? Est-ce donc en vain que nous sommes rois, et devrons-nous attendre, pour tirer l'épée du fourreau, que toute haine soit éteinte? attendre, immobiles sur le trône, qu'un bras se lève et nous frappe? Est-il une autre voie de salut que l'audace? Mais toi, que proposes-tu enfin?
Ce que je proposerais en un jour de victoire et à la tète d'un peuple invincible et fidèle. Retirons-nous des terres de Borne; soyons les amis d'Adrien : il le désire lui-même.
DIDIER
Plutôt mourir, niourir sur le trône ou dans la poussière, que de souffrir un tel affront ! Qu'un semblable conseil ne s'échappe plus de tes lèvres : c'est ton père qui te le défend.