‹ Théâtre et poésiesChapitre 115 sur 221 · SCÈNE Y DIDIER, ADELGHIS, ALBIN, Fidèles lombards · texte numérisé non relu

SCÈNE Y DIDIER, ADELGHIS, ALBIN, Fidèles lombards

DIDIER

Ducs et Fidèles, c'est toujours avec joie que vos princes vous comptent autour d'eux dans leurs conseils comme sur le champ de bataille. Ambassadeur, que nous veux-tu ?

ALBIN

Charles, le roi des Francs, chéri de Dieu, adresse par ma bouche ces paroles au roi des Lombards: Voulez-vous, enfin, abandonner les terres dont l'illustre Pépin a fait don à Pierre ?

DIDIER

Hommes lombards, je vous appelle en témoignage de ceci devant le peuple tout entier. Si j'ai reçu l'envoyé de Phomme que celui-ci a nommé et que moi je ne veux pas nommer, si j'ai écouté ses propositions, je ne me suis fait une telle violence que pour obéir au devoir impérieux de la royauté. — Maintenant, étranger, à ton tour écoute-moi. Ce que tu demandes est chose grave. C'est le secret des rois. Notre coutume, sachele bien, est de ne le confier qu'aux premiers de la nation, à ceux-là seulement de qui nous attendons un conseil loyal, à ceux enfin que tu vois réunis autour de nous; aux étrangers, jamais! Aussi n'est-il qu'une digne réponse à faire à ta question, c'est de n'en faire aucune.

ALBIN

Mais cette réponse c'est la guerre. Je vous la déclare

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