‹ Théâtre et poésiesChapitre 118 sur 221 · ACTE I, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VIII

un sache seulement que je brûlais d'en sortir. — Je ne suis rien. Si les grands se réunissent parfois dans ma demeure, ceux auxquels il est permis de s'attaquer aux rois, s'il m'est donné de pénétrer leurs secrets, c'est parce que, moi, je ne suis rien. Qui donc songe k Sivart? Qui prend la peine de remarquer quel pied se tourne vers le seuil de cette maison? Qui me hait? Qui. me craint? — Ohl si l'audace donnait les honneurs! Si le sort n'avait pas prononcé d'avance 1 et si l'empire se disputait avec l'épée, vous verriez, ducs superbes, qui de nous alors l'emporterait. S'il appartenait au plus habile!... Je lis dans votre cœur à tous, mais le mien vous est fermé. Oh ! quelle serait votre stupeur, votre indignation, si jamais vous vous doutiez qu'un seul désir me lie à vous tous, un seul espoir, l'espoir d'être un jour votre égal! — Vous croyez me satisfaire avec de Por! L'or! ah! le jeter aux pieds de ses inférieurs, c'est là une destinée; mais tendre, pour le recevoir, la main humble et désarmée du mendiant...

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