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SUCCESSIVEMENT

HILDEGHIS.

Le ciel te garde, Sivart! personne encore ici?

SIVART.

Personne. Quelles nouvelles, duc?

HILDEGHIS.

he graves. Nous avons la guerre avec les Francs. Sivart, le nœud s'embrouille; il faudra le trancher avec

210 ADELGHIS.

le fer. Le jour s'approche où chacun, je l'espère, aura sa récompense.

sivart.

Je n'attends la mienne que de vous.

HILDEGHIS , à Farvald qui entre.

Farvald, aucun des nôtres ne te suit?

FARVALD.

Indulphe est sur mes pas. •

HILDEGHIS.

Le voici.

INDULrHÈ.

Amis, je vous salue.

HILDEGHIS, à d'autres qui entrent.

Voilà Hervig; frères, salut! Eh bien! c'est le moment suprême, vous le voyez. La guerre éclate, et quel que soit le vainqueur, nous serons les vaincus, si nous ne prenons un grand parti. La fortune sourit-elle aux deux rois, ils lèvent le masque et tombent sur nous. Si Charles triomphe, le royaume conquis, quel poste nous reste? Il faut nous déclarer pour l'un des combattants. — Croyez-vous que,. dans le cœur, ces deux rois aient pardonné à ceux qui en voulaient un troisième?

INDULPHE.

Nulle paix à attendre d'eux.

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