UN LOMBARD
Adelghis, épargne à tes guerriers les serments; ils
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siéent mal aujourd'hui à des lèvres lombardes, ô roi ; ils ressemblent trop au parjure. Demande-nous des actes; la fidélité désormais se reconnaîtra à cette marque.
ADELGHIS.
Il y a donc encore des Lombards î — Hé bien ! retirons-nous sur Pavie; fuyons, sauvons d'abord notre vie, mais pour la vendre chèrement un jour : la livrer à la trahison, ce n'est pas là du courage. Nous rallierons, en chemin, autant que possible, tout ce qui se présentera de fuyards; mêlés avec nous, ils redeviendront des soldats. Tu pourras cependant, ô mon père, rester dans Pavie pour t'y reposer et la défendre. Pavie est entourée de bonnes murailles encore intactes, et pleine d'armes : deux fois Astolphe s'y renferma fugitif, et deux fois il en sortit roi. Moi, je me jette dans Vérone. — Maintenant, ô roi, choisis l'homme qui devra rester à tes côtés.
DIDIER
Le duc d'Ivrée.
ADELGHIS , à Guntis qui s'avance.
Guntis, je te confie mon père. Le duc de Vérone, où est-il?
GISELBERT , s'avançant.
Parmi les Fidèles.
ADELGHIS.
Tu viendras avec moi, et nous emmenons Gerberghe. Honte à celui qui, dans son malheur, oublie les malheureux! — Baude, tu connais ton poste; enferme-toi dans Brescia; défends-y ton duché et Hermengarde; — et vous, Alaghis, Ansulde, Ibbas, Gunebert, Hansbrand (il les désigne dans la foule),