‹ Théâtre et poésiesChapitre 179 sur 221 · Rer. Fr., t. V, p · texte numérisé non relu

Rer. Fr., t. V, p

li. Rer. Fr., t. V, p. 760.

6. Quia esset clinica et ad propagandam prolem inhabilis, judicio sanc-

tissimorum sacerdoturn, relicta velut mortua. — De Reb. bell. Kar. M., lib. II, cap. xxvi. Rer. Fr., t. V, p. 131. — C'est là que se trouve la note de Basnage.

où Ton voit le germe de ces folles aventures de chevalerie qui furent ensuite, pendant des siècles, répandues et accueillies comme l'unique histoire de ces âges reculés, et qui en étouffèrent la véritable pensée, laquelle avait cependant son importance. Nous avons cité cette fausse opinion, parce qu'elle a trouvé créance chez beaucoup d'historiens, et chez Fleury lui-même 1 ; mais à l'époque où écrivait cet auteur recommandable, la critique historique était encore plus légère que de nos jours. Muratori repousse avec toute raison l'autorité de l'anonyme, et pour prouver que la répudiation d'Hermengarde et le nouveau mariage de Charles ne furent- point approuvés, il cite ce fait du cousin de Charles, saint Adélard, lequel, voyant avec douleur qu'après, avoir renvoyé l'épouse innocente, le roi avait contracté une union illicite, se fit moine , pour ne plus être mêlé à de telles indignités 2.

§ TIÎ.

De la succession de Charles au trône de son frère.

La plupart des modernes la représentent comme une usurpation. Écoutons Muratori : « Les historiens francs w glissent d'un air dégagé sur cette action de Charles, « comme si ce n'était rien d'avoir usurpé sur ses neveux <i un royaume qui leur appartenait selon toutes les lois di- « vines et humaines, comme aussi de les avoir ensuite per- « sécutés 3. » Ce peu de mots d'un écrivain si exact et si sensé offre un éclatant exemple de cette habitude qu'ont un si grand nombre d'historiens de prendre pour mesure les conventions modernes, quand ils ont à prononcer sur des faits arrivés à une époque où ces conventions n'étaient pas même soupçonnées. Parmi les lois divines, en cou-

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