Asserens se minime quidquam redditurum. Anast., ibid
7. Annal. Tiliani, Loiseliani, Chron. Moissiacens., et autres, dans le tome V des Rer. Fr. — En général, les chroniqueurs de ces temps, que nous appelons barbares, savent fort bien se copier les uns les autres, exactement comme des érudits modernes; mais, en revanche, ils s'accordent merveilleusement à taire ce que Ton voudrait savoir.
Charles, l'invitèrent, par des messagers, à descendre en Italie avec une puissante armée, et à s'emparer du royaume, promettant de lui livrer Didier et ses trésors *.
Charles tint l'assemblée des Francs, ou le champ, à Genève, et la guerre y fut résolue 2. Aussitôt il se mit en marche avec son armée et arriva aux barrières de l'Italie. C'était une ligne de murs, de forts et de tours destinée à fermer le débouché du val de Suze, à l'endroit qui conserve encore le nom de Cluse. Didier avait restauré et fortifié cette enceinte s, et il accourut avec une armée pour la défendre. L'armée des Francs, arrêtée devant les Cluses, en fit comme le siège et y éprouva une vive résistance *. Le moine de la Novalèse, qu'on a cité tout à l'heure, raconte qu'Adelghis, qui était doué dès sa jeunesse d'une vigueur prodigieuse et qui avait coutume de porter au combat une massue de fer, guettait les Francs du haut des Cluses, et tombant sur eux à l'improviste avec les siens, frappe à droite et à gauche de sa massue, et fait un grand carnage de l'ennemi s. Charles, désespérant de franchir les Cluses, et ne soupçonnant pas une autre route pour pénétrer en Italie, avait déjà résolu de s'en retourner6,
1 . Sed dum iniqua cupiditate Langobardi inter se consurgerent, quidam ex proceribus Langobardis talera legationem mittuntCarolo, Francorum régi, quatenus veniret cum valido exercitu, et regnum Italiae sub sua ditione obtineret, asserentes, quia istum Desiderium tyrannum sub potestate ejus traderent vinctum, et opes multas, etc.. Quod ille praedictus rex Carolus cognoscens, cum... ingenti multitudine Italiam properavit. — Anonim. Salerait. Chron. C. IX, Rer. liai., t. II, p. 180. — Il écrivait au xe siècle.