‹ Théâtre et poésiesChapitre 97 sur 221 · Eginh. Annal., ad aim · texte numérisé non relu

Eginh. Annal., ad aim

3. Anast., p. 184. — Chron. Novaliense, lib. III, ch. ix, Rer. Ital., t. II, part. II, p. 717. Le moine, auteur anonyme de cette chronique, vivait, suivant les conjectures de Muratori, vers le milieu du xie siècle.

4. Firmis qui (Desiderius) fabricis praecludens limina regni Arcebat Francos aditu,

Ex Frodoard. de Pontif. Rom. Rer. Fr.t t. V, p. 463. — Frodoard, chanoine de Reims, vivait au xe siècle.

5. Erat enim Desiderio filius nomine Algisus a juventute suafortis viribus. Hic baculum ferreum equitando solitus erat ferre tempore hostili... Cum autem hic juvenis dies et noctes observaret, et Francos quiescere cerneret, subito super ipsos irruens, percutiebat cum suis, a dextris et a sinistris, et maxima caede eos prosternebat. — Chron. Nov., 1. III, ch. x.

6. Claustrisque repulsi In sua précipitera meditantur régna regressura. Una moram reditus tantum nox forte ferebat.

Frodoard, ib. — Dum vellent Franci alio die ad propria reverti. — Anast.,

lorsque le diacre Martin, envoyé par Léon, archevêque de Ravenne, arriva au camp des Francs *, et enseigna à Charles un passage pour descendre en Italie. Ce Martin fut, depuis, archevêque de Ravenne.

Charles envoya par des sentiers escarpés un détachement d'élite de son armée qui vint prendre à dos et assaillir les Lombards. Ceux-ci, surpris d'un côté où ils n'avaient pas songé à se mettre sur leurs gardes et d'ailleurs mêlés de traîtres, se débandèrent. Charles alors put entrer avec le reste des siens dans les Cluses abandonnées 2. Didier , avec une partie de ceux qui lui étaient restés fidèles, courut s'enfermer dans Pavie; Adelghis à Vérone où il emmena Gerberghe et ses fils3. Beaucoup des Lombards dispersés retournèrent dans leurs villes, dont quelques-unes se rendirent à Charles ; d'autres fermèrent leurs portes et se mirent en défense. De ces dernières fut Brescia qui avait pour duc le neveu de Didier, Poto, dont le nom, par une altération légère et conforme aux modifications usitées en Italie pour écrire les noms germaniques, est devenu Baude dans cette tragédie. Ce dernier avec Answald, son frère, évêque aussi de Brescia, se mit à la tête de plusieurs nobles, et résista au comte Ismond que Charles avait envoyé pour soumettre la ville. Au bout de quelque temps, le peuple, effrayé des cruautés d'Ismond envers ceux qui tombaient entre ses mains après lui avoir résisté, contraignit les deux frères à se rendre 4.

Charles mit le siège devant Pavie, fit venir dans son camp sa nouvelle épouse Hildegarde, et voyant que la défense traînait en longueur, se porta vers Rome, avec quelques troupes, pour visiter le tombeau des Apôtres, et Adrien qui l'accueillit comme un fils

i . Hic (Léo) primus Francis Italiae iter ostendit per Martinum diaconum suum, qui post eum quartus Ecclesiœ regimen tenuit, et ab eo Karolus rex invitatus Italiam venit. — Aguel. Raven. Pontif. Rer. Ital., t. II, part. I, p. 177. — Agnello écrivait dans la première moitié du ixe siècle, et avait connu Martin, dont il décrit la haute stature et les formes athlétiques. — Ibid., p. 182.

2. Misit autem (Karolus) per difficilem ascensum montis legionem ex probatissimis pugnatoribus, qui, transcenso monte, Langobardos curn Desiderio, rege eorum... in fugam converterunt. Karolus vero rex, cum exercitu suo, per apertas Clusas intravit. — Chron. Moissiac. Rer. Fr., t. V, p. 69. — Cette chronique, dont l'auteur est incertain, s'arrête à Tannée 818.

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