‹ ThéâtreChapitre 47 sur 267 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

FADINARD, LA BARONNE, puis UNE Femme de chambre.

LA BARONNE

Parlez î vous savez que je n'ai rien à refuser au signor Nisnardi.

FADINARD.

C'est que... ma demande va vous paraître bien fancasque... bien folle...

LA BARONNE, à part.

Ah ! mon Dieu, je crois qu'il a regardé mes souliers !

FADINARD.

Entre nous, voyez-vous, je suis un drôle de corps... Vous savez.,., les artistes !... et il me passe par la tête mille fantaisies.

LA BARONNE

Je le sais.

FADINARD.

Ah ! tant mieux !... et quand on refuse de les satisfaire... ça me prend ici... à la gorge... je parle comme ça... {Simulant l'extinction de voix.) Impossible de chanter !...

LA BARONNE, à part.

Ah ! mon Dieu ! et mon concert ! (Haut.) Parlez, monsieur, que vous faut-il ? que désirez-vous -?

Ah ! voilà !... c'est très difficile à demander...

LA BARONNE, à part.

Il me fait peur... il ne regarde plus mes souliers.

FADINARD.

Je sens que, si vous ne m'encouragez pas un peu... c'est tellement en dehors des usages...

LA BARONNE, vivement.

Mon bouquet peut-être ?

FADINARD.

Non, ce n'est pas cela... c'est infiniment plus excentrique...

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