SCENE II
TARDIVEAU, puis NONANCOURT, HELENE, VEZINEÏ, BOBIN, la noce.
TARDIVEAU, SBuI, posaut SOU fusîl et son schako dans la guérite et mettant un bonnet de soie noire, un cache-nez.
Dieu ! que j'ai chaud ! Voilà pourtant comme on attrape de mauvais rhumes... Ils font un feu d'enfer là dedans. J'avais beau répéter à Trouillebert: « Trouillebert, vous mettez trop de bûches !... » Ah ben, oui ! — Et je suis en moiteur... J'aurais presque envie de changer de gilet de flanelle... (// défait deux ou trois boutons de son habit et s'arrête.) Non !... il peut passer des dames ! (Etendant la main.) Ah !... bien !... ah !... très bien !... voilà la pluie qui recommence ! (// s'enveloppe dans la capote des factionnaires.) Ah ! parfait ! parfait ! voilà la pluie, à présent ! (// s'abrite dans la guérite. ■ — Toute la noce entre par la gauche, avec des parapluies. Nonancourt fient son mijrte. Bobin donne le bras à Hélène. Vézinet n'a pas de parapluie et s'abrite tantôt sous l'un, tantôt sous l'autre; mais les mouvements des personnages le laissent toujours à découvert.)
NONANCOURT, entrant le premier avec son myrte.
Par ici, mes enfanls, par ici !... Sautez le ruisseau !... (// saute, toute la noce suit et saute le ruisseau.)
CHŒUR
AIR des Deux Cornuchet.
Ah I vraiment, c'est atroce !
Quelle affreuse noce I Où donc nous fait-on courir Quand nous devrions dormir !
NONANCOURT
Quelle noce ! quelle noce !
HÉLÈNE, regardant autour d'elle.
Ah ! papa !... Et mon mari ?
NONANCOURT
Allons, bon ! nous l'avons encore égaré !
Je n'en puis plus !
BOBIN.
C'est éreintant !