‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 108 sur 289 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

D salon élégant, richement éclairé. Portes au foQ^ e( ^ey^ croisées. Denx portes latérales.

SGËNË PHËMIËRE.

lOQUËREL, les yeux bandés, amené par SERREFORT ET LES EXEMPTS.

I^TR0PUCT109^ Rassurez-vous, soyez sans crainte!

Allons, n'ayez pat peur, «t calmes-iious ««fiq.

i2i LE FIDÈLE BERCEE,

COQUEBEL.

Se rassurer, quelle contrainte* Je leDs de la prison Tair humide et malsain.

SERREFOKT.

Qu'on lui retire son bandeau*

COQUEREL

Me Toici donc à la BastiUe^ Je suis dans cet a£fireux château Où la lumière en aucun temps ne brille !

(Un exempt lui (Me son bandeau.) SERREFORT.

Vous ailes en juger.

COQUEREL, pendant qo*<m le détache.

Verrous et double grille; (R^ardant.) Mais non, Traiment tout est fort bien ici.

SERREFORT.

C'est là Totre prison.

COQUEREL

Messieurs^ j'en suis ra?i ; Je croyais yoir quelque cachot bien sombre.

Et des figures de brigands : Mais Yous m'aTez tous Tair de fort honnêtes gens;

(Ap«t.) •

Je mens comme un coquin ; mais je crois, vu leur nombre,

(Haut.) Prudent de les flatter... Ici, Messieurs, qu* puis-je faire?

SERREFORT.

Tout ce que yous Youdrez, hormis de nous quitter.

COQUEREL

Et Yoilà justement ce qui pourrait me plaire.

SERREFORT.

En ces lieux Yeuillez ordonner Tout ce que yous Youdrez.

COQUEREL

Qu*on me donne à diner!

Car je me meurs de faim !

SERREFORT.

Voici la table.

(Deux domestiques apportent la table.) COQUEREL.

On aTaittoat préYu; quel repas admirable!

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