SCÈNE VIIL LE COMTE, ANGÉLIQUE
LE COMTE, retenant Angélique qui veut les suivre.
Un instant, mon enfant, et mon présent de noces? à moi, celui que vous m'avez promis?
ANGÉLIQUE
Quoi donc?
Un baiser!
ANGÉLIQUE, naïvement.
Dam! si tous voulez, monsieur le comte.
LE COMTE
C'est charmant.
' 138 LE FibÈLB BERGER. ,
ANGÉLIQUE
. Je suis si heureuse !
LE COMTE
C'est de la résignation; car ce mari que je vous ai choisi ai hasard^ vous ne le connaissiez pas beaucoup.
ANGÉLIQUE
Si vraiment ! '
LE COMTE^ fl^péfait.
PWt-il? qu'est-ce que j'entends là? E^pliqup^^yQiWt
COQUEREL
^g|:mqijç,
FREyWfift GOim.ET.
Sa boutique est près de la lAir^, Et depuis un an à peu près Nous D0U8 regardiona Vwk et l'autre^ .
Sans oser bous parler jamais l Gar c'est la timidité même...
Et c'est ce matin seulement Qu'il m'a dit enQn : Je yous aime! Mais je le savais bien avant!
(G^ite de colère du comte.) ^ ' Ah! que je suis contente!
Que cet hymen m'enchante!
C'est h, vouç^ Monseigneur^ Que je dois mon bonbeur !
La cause de notre bonheur^ Cest vous, c'est vous, oui, c'est vous, Monseijrneur ! ( Fausse sortie 4' Angélique ; le comte la ramène.) DEUXIÈME COUPLET.
I( a le don d't^inier, de plairç!
Mais il n'a pas un seul éçii !
Moi, je voulais bien !... mais ma m^ère Sans vous n'aurait jamais voulu!
£t quand tout à l'heure ici même Pour moi vous cherchiez un mari , Vous avez pris celui que j'aime Et celui que j'aurais choisi !
(Geste de colère du comte.)
Ah ! que je suis contente!
Que cet hymen m'enchante t
C'est à vous. Monseigneur,
ACTB lî, SCÈNE IX. 139
Que je dois mon bonheur !
Bt e'èiî à Tous^ Monseigneur, Que nou» ^eyrons notre bonheur S
(Fausse sortie, le comte la ramène.)
L^ COMTE
Vm W#^t*4'^ ft y^^s parler, (a pur^.) J'aurai é^é ^upe à ce point! Non^ morbleu! elle ne l'épousera pas! Tput ^utre> peu importe^ pourvu que ce ne soit point celui-là.