‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 127 sur 289 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

LA COMTESSE, COQUEREL, entrant par la fenêtre. COQUEREL.

Grâce au ciel et à la nuit, dans ce bois de Meudon que nous traversions , je leur ai échappé , et je reviens dans ce château près de ma femme. Deux murs à franciiii', ce n'est rien, l'ampur fait passer par-dessus tout.

FINAL

LA COMTESSE, k part.

Je tremble au fond de Tâme.

AGVB H^ BOÈSm XIY. 1^*7

C'est lui! c'est lui!...

ENSEMBLE

COQUEREL

Daus l'ombre et le mystère Jq sens battre mon cœur !

Que Tamour fasse taire Une indigne frayeur.

LA COMTESSE

Dans Tombre et le mystère^ G*est iut! ce séducteur!

Ah ! tâchons de nous taire Pour doubler son erreur!

COQUEREL^ s^airançant.

Eh mais! un voile blanc, une femme! c'est elle!... (a Toix basse.) Angélique! Angélique! est-ce toi^ LA COMTESSE» eontrefaisant sa yoix, Oui) moi-mâme 1

GOQUERBL, Ah! Tamour veille sur moi.

(La serraEt eoBirt ion eoMir et Tembraisant.) Ma douce amie!

LA COMTESSE, à part.

AhîTinfidèlel

COQDEREL.

Bion malgré mol tant^é j'ai disparu d*ici; Si tu savais pourquoi !

LA COMTESSE, à part.

Grand Dieu! ce n'est pas lui!

COQUEREL

Si tu savais, tous deux, quel danger nous menace?

LA COMTESSE

Quel danger?

COQUEREL

D*y penser... ah! tout mon sang se glace.

LA COMTESSE

Parles, paries...

COQUEREL, toujours à voix basse.

Cet indigne seigneur... LA COMTESSE, rinterrogeant.

COaUEREL.

C'est un subornear!

LA COMTESSE

Un suborneur?...

COQUEREL

Un homme infâme!

Qui veut bien que tu sois ma femme^ Pourvu que ton époux ici Ne devienne pas ton mari !

LA COMTESSE^ avec eolère.

Ah! qu'elle affreuse trahison!

COQUBREL, avec désespoir.

Ou le départ... ou la prison I

ENSEMBLE

LA COMTESSE

Le dépit, la Tengeance, Font palpiter mon cœur!

Je maudis ma constance Pour un pareil trompeur!

COQUEREL

La fureur, la vengeance.

Font palpiter mon cour^ Et je frémis d'avance De ce choix plein d*horreur !

LA COMTESSE^ entendant venir.

On accourt...

Ah! je tremble!

(voulant emmener la comtesit.) Fuyons... fuyons, ils me viennent chercher!

^ LA COMTESSE^ à part.

Je ne veux pas que Ton nous voie ensemble!

(Montrant. la porte k droite.) Ah î là... dans ma chambre à coucher.

(Elle s*j élance, et referme vivement la porte sur elle.) COQUEREL , avec effroi.

Angélique! es-tu folle? Angélique, à l'instant. Ouvre-moi cet appartement!

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