‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 146 sur 289 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Les mèmbs, DUBOIS.

us comte, à Dubois, qoi parait embarrassé et qui tient une lettre à la ttialn.

El toi, imbécile! que veux-tu avec cet air efîaré! Et cette lettre, de qui est-elle?

DUBOIS, hésitant*

De... de M. Coquei-el.

COQUEREL, snr Tesealier.

De moi? Eh bien ! par exemple !

DUBOIS

Il vient de récrire en bas, dans la boutique^ devant moi.

COQUEREL, à part.

Voilà qui est fort!

LE COMTE, arrachant la lettre.

Devant toi ! lui qui depuis hier devait être à la Bastille. Ce damné confiseur est donc insaisissable; ce prisonnier est donc

partout, excepté en prison. (ll décachette la lettre, et pour la lire, fl B*approche, ainsi que Dubois, de Tescalier où est Coquerel qui écoute; pendant ce temps, Angélique et sa mère rangent sur la table les plats de dessert et

approchent les chaises.) Quelle écriture! à peine si on peut la déchiffrer.

DUBOIS, à part.

C'est ce que je disais à Madame, qui a voulu malgré ça, et ça me fait une peur.

LE COMTE, lisant.

<( Me voici enfin dans mon ménage et près de ma femme. » Quelle audace ! «c Le bonheur rend généreux. Monseigneur, et « je viens reconnaître vos soins par un bon avis, rt II ne mourra

que de ma main! (Coquerel, effrayé, remonte une marche.) «Quand Oïl

« veut enlever la femme des autres, il faut prendre garde à la « sienne; je vous préviens que madame la comtesse a passé « hier la nuit hors de Thôtel, et que ce matin, moi et votre « valet de chambre Dubois, l'avons aperçue déguisée dans une

a voiture de place, d ciel! (a Dubois, en cherchant à se contraindre.)

Tu l'entends, est-ce vrai?

DUBOIS, avec effroi.

Oui, oui. Monseigneur.

LE COMTE, poussant un cri de rage.

Trahi! baffoué par eux tous, et c'est un pareil homme qui possède mon secret, (a Dubois.) Fais approchée ma voiture.

DUBOIS

Vous l'avez renvoyée.

Va la chercher, qu'elle vienne! puis cours chez Serrefort; qu'il mette tout son monde à la poursuite de Coquerel : il me le faut.

COQUEREL, à part.

Je me défendrai conune un lion !

LE COMTE, avec force.

S'il fait la moindre résistance, qu'on Iç tue, je paierai le dé-

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