ACTE III, SCÈNE Xfl
gât; un confiseur, c'est dix écUS. (Coqnerel, «ffrayé, monte l'escalier et difpanlt tout i fait.)
MADAHE BERGAMOTTE^ t'approebant du eemte.
Si Monseigneur veut déjeuner, tout est prêt?
LE COMTE, à part, avec impatience.
Ah! j'ai bien appétit, yraiment! Mais que ces petites genslà ne se doutent de rien, et en attendant, ma voiture... (Haut et d'BB air fraeieax.) Comment douc, uu rcpas royal : on se croiiait
à Versailles. (La table a été avancée an bord de la rampe; le comte refonte le tbéâtre et pose sur ub fauteuil son chapeau et ton épée qu'il défait. Hadaae Bergaaotte s'empresse ft l'aider. Pendant ce temps, Coquerel a deseendn tout doucement l'escalier, et se trouf e prés d'Angélique, qui est debout, prés de la table ft droite.)
COQDEREL.
Ma femme! je te rends mon estime, mon amour, et pour
toi, maintenant, je braverais «tout. (Apercevant le comte qui vient de se retoamer. Il se baisse vivement et se met presque à genoux près d'Angélique qui le eeebe de sa robe. Le comte s'avanee vers Angélique.)
FINALE
LE COMTE, affectant nn air riant.
Mon enfant, daignez, de grâce.
Daignez accepter ma main, (il lui offre la main et se dirige avec elle ve s la table. Coquerel ft genonx la suit, toujours caché derrière sa robe. En passant devant la table, il se blottit dessons, en vue du spectateur. Le comte est au miUcti, Angélique à sa droite, madame Bergamotte à eéti de sa fille, Coquerel dessous la table, mais du eèté de sa femme et à ses pieds.)
LE COMTB^ h Angélique et & madame Bergamotte. Et tous les trois prenons place A cet aimable festin!
(llfl t'assoient tous trois. Des demoiselles de boutique monte par l'escalier iMimant. Elles placent sur le table des bonbons et différents plats de dessert ; puis elles restent pour servir.)
ANGÉLIQUE, regardant avec inquiétude.
Qu*est donc devenu mon mari?
Il disparaît toujours ainsi!
(Coqnerel, sous la table, la tire doucement par sa robe; elle pousse nn ^n.) Ah!
!74 LK FIDÈLE BERGta.
LB COMTE, vivement.
Qu'avez-vous donc ?
ANGËLIQOË.
ftien.
(Riegtrdant autour d'elle et voytnt ane Bemoise))^ (|ai place iine jiuç de crème sur U table.)
LsL crainle Que de plat ne fût reoVersé!
Le COMTE^ à table et regardant Angélic|aè.
Quel doux moment!
ANGÉLIQUE
Quelle contrainte y LE GQiItB, k part. Malheur k ceux qui m'auront offensé!
Pour commencer^ et daqs ma rage extrême,
(Désignant ADgéliqua.) VeQgeons-npuf sur celle qu'il %in|e!
ENSEMBLE
ANGÉLIQUE^ à part.
n gardé le silence!
Et pouHant^ en ces lieux^ Je crois, On conscience.
Qu'on me fait les doux yeaxi
LE COMTE, à part.
Oui, vengeons mon offense.
Et, près de ses beaux yeut.
Je sens que la vengeance Eslie plaisir des dieux I COQUERBL, à part.
comble de souffrance!
(Montrait afi-^dessus de sa tète.) Là-haut... ils sont tous deux!
Et c'est en ma présence Qu'il lui fait les doux yedx!...