SCÈNE IV
MARCEL, aeoL
AIR
Les braves gens, qu'ils sont heureux!
Le bon vin est leur bien suprême ; Que je voudrais l'aimer de môme Et tout oublier avec eux!
Mais, hélas I et malgré mes vœux...
CABALBTTA.
Une douce image Toujours me poursuit, Et comme un nuage M'approche et me fuit!
Et pourtant la belle Que j'adore ainsi
AIITB J, SGÈNÈ YII. i87
N'est qu'une infidèle
Par qui je suis trahi!
Oq m'avait dit : c'est dans TiTresse^ Qu*on peut oublier tous ses maux!
La bouteille est une maîtresse Qui ne trouble pas le repos !
A ce remède un jour fidèle.
Je fis un repas merveilleux!
Puis je dormis et rôvai d'elle Pour m'éveiller plus amoureux !
Mais c'en est fait, puisque dans cette ^ie D'un tel amour rien ne me guérira, Peut-être une balle ennemie Me rendra ce service-là!
Ouvrons la voile ;
Gourons en mer.
Gomme une étoile
Traversant l'air.
Mais le flot s'ouvre^
Et tout d'abord
Mon œil découvre
Un sombre bord*
A l'abordage !
G'est l'ennemi!
Sang et carnage!
Tout a frémi I
L'airain résonne.
Le tambour bat.
Le canon tonne !
G'est le combat! G*e8t le combat terme de ma souffranee.
Je l'attends... Grâce & lui tous mes maux vont finir* Pourquoi vivre sans espérance Quand avec gloire on peut mourir!