SCÈNE II
SIMONNE^ TRUMBËLL^ entrant mystérieusement par ta porte do fond. TRUMBELL^ à part.
Grâce au ciel!... les voilà partis!... (a Simonne.) Viens ici, mon enfant, m'aider à avoir une idée.
SIMONNE
Âh ! mon Dieu! comme vous êtes pâk!
TRUMBEIX.
Cest ce qui m'arrive assez volontiefô quand j'ai peur.
SIMONNE
Vous! un ancien cromwelliste^ une tôtenronde, Un enragé puritain!...
TRUMBELL.
C'est pour cela.
SIMONNE
Qui autrefois, dit-on, ne respiriez que la guerre et le pillage!...
TRUMBELL.
Parce qu'alors je n'avais rien^ mais aujourd'hui que j'ai du vin dans ma cave et des guinées dans ma poche, je suis pour l'ordre établi... Et voilà ce dont il s'agit : hier, dans la nuit, deux voyageurs sont arrivés dans cette taverne avec ime suite nombreuse... tu étais déjà endormie... c'eàt moi qui les ai reçus. Ils ont demandé deux chambres séparées, les meilleures, qu'ils ont payées d'avance...
SIMONNE
Jusqu'ici, je ne vois rien d'ef&àyant.
TRUMBELi!
Attends donc ! ... Ce matin, je buvais ^yec un de leurs domestiques, parce que, moi, je ne suis pas fier, je bois avec tout le monde,* et ce garçon, qui n'est pas habitué à notre portor, s'est mis à jaser... à jaser sur ses maîtres, comme de juste, et tn'a avoué à Toreille que la personne, la jeune dame logée là, était la femme du prétendant, du roi Charles H.
SIMONNE
Une reine!
Une reine... si on veut... mais nous ne voulons pas!... n n'y a plus de Stuarts... J'ai juré fidélité à Cromwell, mon gé-