‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 175 sur 289 · SCENE !IL Les pkécédeïîts, LÂDY FEKINBROOK · texte numérisé non relu

SCENE !IL Les pkécédeïîts, LÂDY FEKINBROOK

TtlC»BELt^/ftUftDl au-d«vant d'âUc,

Que vois-jé?.,, Lady Pékin brook, la plus grande dame du comté*-, le plus beau château du pays, dans mon auberge.

UDY fEKir^iJBÛUK*

Tu dis vm; celte obscure tavei'ne ne devait pas s'attendre à ou pareil honneur ni k un autre plus grand encore.

TtUJMB&LL.

Que dit es- vous?

tADï pekinurook,

Silencej Trim Trumbell. U y va de F illustration de ta maison, de son anoblissement pcnt^éti'ej et à coup sûr de ta fortune.«.

312 LA REINE d'un JOUR.

ISRUMBELL.

Serait-ce possible?

LADT PEKINBROOK.

C'est moi qui te le garantis... moi^ Arabelle Pekinlirook, ancienne dame d'atours de la feue reine... moi qui^ d^uîs onze ans privée de mes honneurs et prérogatives^ siiis obligée^ du fond de cette province^ de dévorer en silence mes humiliar tions et les vingt mille livres sterling de rente qui me sont restées. Mais l'heure approche où le malheur et la fidélité vont enfin recevoir leur juste récompense!... M'est-il pas arrivé cette puit^ mystérieusement^ dans ton auberge, une jeune dame et sa suite?

TRUMBELL.

Ovà, Milady!

LAOT PEUNBROOK^ à TmmbéU et à Simomw.

Ah! soutenez-moi!... (vwement.) Non! ne me soutenes pas! conduisez-moi à ses pieds.

TRUMBELL*

Elle n'est pas levée.

LADT PEKINBROOK.

C'est différent... je ne puis, je n'oserais... l'étiijpiette avant tout... et ce n'est pas moi qui voudrais y manquer... s'agit-il du salut de la monarchie! Mais dès qu'on aura pani^ dès qu'on aura sonné^ que quelqu'un vienne me prévenir^ m'ftveriir^ dans mon château ici près.

TRUMBELL^ montrant Simonns.

Ma nièce.

LADT PEKINBROOK.

Ah! cette jeune fille^ c'est ta ni^!... Bien... que cela ne sorte pas de la famille... Et toi, Trim, tu remettras cette lettre à Sa Majes... non^ au chambellan^ au maréchal, à la première dame d'honneur^

Comment! est-ce que vraiment ce serait?...

LADT PEKINBROOK.

Tais-toi, tais-toi! Puisqu'elle a choisi ta maison, je.ne doute pas de la pureté de tes sentiments... malgré ta mauvaise réputation de cromwelliste.

TRUMBELL.

Moi!

LADT FEKtNBROOk^ vifcment.

Tant mieux.** cest ce qu'U faut*.. Oa dit d'une manière et 1^0 n pense d'une autre j c'est le seul moyen à présent d'être fidèle*** Je n'ai pas besoin de vous recommander les soins^ le dévouement^ le respect... Voici d'abord une centaines de gui* uéés, sans compter le reste >

SIMONWÉ ET rRCMBEtL.

C'est donc wai? c'est donc la reine?

UDT PEKirîDROOKj k demi ^oït.

Oui 3 mes amis*., oui, la princesse de Portugal^ la jeune épouse de Charles 11, qui vient à travers les p4rils rejoindre son royal époux.

THUMfiELlji «TOC embanaa et hésitation.

Âh çal vous croyez donc que tout ça réussira?

' LADT PËKTNBROOK.

n n'y a pas de doute..* L'Angleten^ est lasse du protectorat*,* U lui faut uDe cour, une famille royale^ des levei^^ des réceptionsj des plaques et des cordons... c'est indispensable à son bonheur!... La mort de CromweU laisse le pouvoir aux mains de Richardj son fils, dont on ne se soucie guère.,, et Ton dit de plus que le chef de rarmée^ que Monk, est pour naus et qu'il trahit par dévouement.

TUlJMBELLj Atec héiitatioa.

Ça se peut donc? Et il ne lui arrivera neUj il ne lui sera

Irien fait?

LADV PEfONBaOQKi.

U sera fait duc et pair!

I TnUMBEEX, à part*

Ah! mon Dieuî I ♦ LADT PEKIMBROOK.

Ce que je vous recommande, c'est de ne laisser parler la reine, avant moi, à aucun noble du pays, ». Ils ont tous des prétentions si exagérées^ si ridicules».* Ce n*est pas comme moi..* lecœmv le dévouement, le royalisme pvus.

COUPLETS

pRKtUEIL COUPLET,

Nos destina vont change r^ et sotis ce règae auguste Nous seront tons placés, noua serons tous tieureux; Je tai» d^abord nom mer mon épniiY^ c'e&t trop jaste, &le& trais ftJs^ mm conaluB, mes onclefij mes nf^veui.

214 LA REINE d'un JOtIR.

On rétablit pour nous et la glèbe et la dtme... Quel profit nos malheurs nous auront rapporté! Ah! qu'il est doux d'dtre victime De la fidélité!

DEUXIÈME COUPLET

Oui^ la loi^ qui punit la révolte illégale^ De ceux qui n'ont rien fait doit payer les travaux ! Hélas! sur les Stuarts et la race royale Nous avons tant pleuré... cachés dans nos châteaux! Sans avoir rien perdu^ ce dévoûment sublime Doit nous rendre richesse^ honneurs et dignité!... Ah ! qu'il est doux d^étre victime De la fidélité!

(a Simonne et à Trumbeii.) Silence^ dévouement^ et Yoire fartime

est faite. (Elle sort par la droite.)

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