SCÈNE VL FRANCINE, D'ELVAS
?lAt^€t?4Ej regardint awec ètoDnenieiit autour d^elle*
Qu'est-cu que tout ça signifie?
D*ELVAS
J*ai tenii mes promei^ses^ et depuis le nioment oii nous sommes embarqués^ j'ef^père que moo respect..*
C'est juste î deux chambres séparée^ et pas un mot d'amour ou de galanterie. Je ne le croyais pas,,. Mais vous m'aire2 promis de tout me dire en Angkterrej et nous y somme^î. u'elvas.
Tu as rii.ison; dcoute-moi donc et tâche de ne rien oublier.*,
(Voîflnl quelle est deix>ut prcfl de \au) Ah 1 aSSicdS'toi ; c'est plus COtl-
veuable^ si quelqu'un venait „, (Francmft va l'as&eoir.) Sais-tu, d'abord, qu'il y a quelques années l'Angleterre avait un roi [u'ou appelait Charles !•'?
faanci:he.
Ma foi, noEij mais U avait là un beau pays^ et il devait étie bUn heuTiîux!
n' EL VAS. I
IAu contraire; il fut condamné à mort, et sa famille est &%i~ lée depuis ons^e ans.
Ah! bahï vous en êtes bien sûr?
u'ëlvas.
Tellement sûi'j que son fils, qu'on nomme Charles Hj est débarqué depuis un mois en Angleterre, pour rcconquéiir ^on foyaume, FKâ^CENEj uaÎTcnent.
Je ne demande pas mieux... Mais qu'eât-ce que ça peut me faire à moi?
i>'elvas.
Tu vas le savoir,.. Il y a une jeune femme, une princesse
Éde Portugal, ma souveraine, à moiî..^^^^^
218 LA REINE d'un JOOR.
FRANGINE
C'est vrai! vous m'avez dit que vous étiez un seigneur po^ tugais.
d'elvas.
Cette reine ne veut pas rester plus longtemps séparée de son mari... Malgré nos conseils, qui lui prescrivaient d'attendre en France ou en Hollande, elle a voulu absolument rejoindre le roi et partager son sort et ses dangers.
FRANGINE
C'est bien à elle... c'est une brave femme!... Mais moi^ en quoi ça me regarde-t-il ?
d'elvas.
Nous y voici... Il fallait tromper la surveillance des crdsières anglaises, et, une fois débarqués, donner le change aux espions de Richard et du parlement... Àlon, i4 sur un bèth ment français, un modeste bateau 4)êcheur« la reine «hoiée en Ecosse, pendant que toi, sur un superbe vaisseau portugais, tu descends sur les côtes d'Angleterre avec assez d'adreaee pour que la ville de Brighton et tous les environs sachent déjà que la princesse de Portugal, la femme de Charles II, est cacÛi dans une taverne de cette ville.
FRANGINE, aprèi un moment de sileMO.
Eh bien?...
d'elvas.
Eh bien f toutes les forces, tous les constables, toute hi ffh lice du royaume se concentrent de ce côté... ce qui assure le voyage de la vraie reine et lui permet de rejoindra soù épotix.
FRANGINE
Et si pendant ce temps on nous arrête?
d'elvas.
Je l'espère bien... et je m'arrange pour cela!
FRANGINE, d*un air inquiet.
Oui, mais inoi, ça ne m'arrange pas, et je voudrais sovoit ce qui m'a^vera.
d'elvas.
n t'arrivera d'être conduite à Londres à petites Journées... avec les plus grands égards... dans une belle voiture à quatre chevaux. . . Toi qui aimes à aller en voiture ...
FRANGINE, avec joie.
Quatre chevaux!...