‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 211 sur 289 · SCENE ÏX · texte numérisé non relu

SCENE ÏX

FRANCtNEj MU le, sortant de nAf^hambre, pâle et tremblante*

Je siiis morte de peiirî... A peine si j'ai eu la foi ce de les '^écouter jusqu'au bout.. . Quelle horreur et quel affreux complot L.- C'est qu'il ne s'agit pas moins que de me tuer!,.. Me tuer! ! ! Hegner pour une autre, passe encore! quoique ça ne soit guère amusant... mais mourir pour die,,, ïi faut me sauver!,,, mais par oii^.. Ce YÎlaio château doot je connais à peine

iGSêiresl,,^ (On eut^nd ferca^ Im rerroua dei portes. Franduei avec ou

cri d*ÊffroL) Âh! mon Dieul,,. ils m'enferment à présent... C'en est fait 1... ils ne veulent pas que j'en réchappe!... Bientôt îIjs Tont revenir, à l'heure du couvre-feu. C'est leur signal.,. Ils Ton dit,.. (at€û un trouble croisfiant.) Et je SUIS seule! .. Personne pour me défendre 1,,* Et cette affreuse obscurité qui augmente ent^ore ma teireurî,.. Je croîs à chaque instant les voir paraître. (Qd enlend frapper ,uu oarruni dit la croisée*) Ciull les TOilà.,.

Ije suis perdue! !î SCÈNE X

FRANaNE, MARCEL.

MARCEL j «n dehors.

C est moi 1 , .. Marcel ! , , ,

HLARCl^Ej avec agitation, laiiimit ouTrir la fenétrt,

Marc^sll lui!.-, mou seul amu.» qui vient à mou secours î...

MARCEL, a^ec cbaleurj, et jetant par tc^rr« an. paqueii qu^it tient à U miLD.

Oui.,* oui,., je viens pour te sauver!**,

DUO

FBANCINBj atce une TÎ^e «sprastofi* Ah! mou iimll qiit; je te remercie!

MAHCEL, aTec âme- Quand je devrai.R don De r ma vie^ Je Si^urai t'arracher k cet horrible sort!

FEUNCINEr

Saîs-tu qu'il s'agit de U motif MAHCEL,

Halsnn de plus..* ÂlloDsf cûurage!

FRAKCtNE,

le n^en ai plus!

MARCEL* Moi^ guère datanlâge!

tM LA REINE d'un JOUE.

Mais voilà les moyens de fuir !

(lloqtraat le paquet quUl a jeté près de la croiseef ) Jç yous apporte une toilette !

FRAIICINE^ Tivement.

Une toilette!

De grisette...

ÂTec ces beaux atoors^ impossible de ^lir !

FRANGINE

Ptrisse le dsl en ce joar te bénir 1

ENSEMBLE

MARCEL

ficoute^ 6 ma reine cbérie^ Ce que me dicte mon e£hrol...

Dépéchons-nous^ je t*en supplie!

Si tu m'aimes. Tiens avec moi!

FRAKCINE.

Ah! combien je te remercie!

Je sens calmer tout mon effroi...

Lui seul songeait à son amie!

Lui seul est fidèle à sa foi!

FRAMCIXS.

n faut donc^ pour cacher ma fuitOf.»

MAïlCEIL,

Quitter d'abord ces beaux habits !*.»

FIIANCINE;^ avec embarras.

Mais deyant toi je ne le puiç...

Je n*ose pas...

MARCEL 9 avec anxiété.

Dieu!... elle hésite!

Quand il s*agit de son trépas !

FRANCINE^ yiyement.

Non... non... mais ne regardez pas!...

(Slleya prendre le paquet contre la croisée et s*élance vers TalcÔTe, dont eli ferme les rideaux. ) Bien sûr! yous ne regardez pas!... (Elle disparait.) MARCEL^ ayec impatience.

Eh! non... je ne regarde pas!

(S'avançant au bord du théâtre.) Pour sauYcr ma gentille amie Je youdrais donner mes jours !

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