‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 212 sur 289 · ACTE ni^ SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE ni^ SCÈNE X

Ou reine, ou grisette jolie, A toi seule mes amours!

La couronne Qu'on te donne ^ Est pour moi Bien moins que toi !

Pour sauver ma gentille amie

Je Youdrais donner mes jours!

Ou reine, ou grisette jolie, A toi seule mes amours l

( S*avançaat près de Talcôve.) Eh bien! enfin... cette toilette?...

FB ANGINE, derrière les rideaux.

Ah ! monsieur, ne regardez pas...

Dans un instant je serai prête !

MARCEL, écontant près de la porte.

Je croyais entendre leurs pas!

FRANGINE, sortant de TalcÔTe habillée en grisette Eh bien 1 me Toiei!...

MARCEL, étonné.

C'est bien elle...

Gomme autrefois... ah I qu'elle est belle!...

'^'«^ ANGINE, à Mareel «tulTadmire.

Eh! Monsieur, ne regardez pas!

Et pistons!

Partons!... oui, sans doute...

Par ce balcon...

(Montrant la fenêtre p«r laquelle il est -vena.) FRANCÔIB, tree crainte.

Fur cette route?...

MARCEL

nie faut bien!

FRANCHŒ.

Je ne pourrai jamais!

Trente pieds, pour le moins!

MARCEL

Oui, mais cet arbre, auprès...

(Montrant Tarbre qu! étend ses branches sur le balcon.) En se laissant glisser...

FRANGINE

Vous... un marin peut-être!

260 L^ BJSINE d'un jour.

Mais moi, mais une femme!...

MARCEL

Ah! de cette feoôtre...

En ôtaotles rideaux!...

FRANGINE, effrayée.

Oh! Doo pas!

• J'aurais trop peur !

MARCEL^ éeontant.

Tais-toi! silence.

Sur Tescalier j'enteuds leurs pas!

(On entend sonner le eooTrt-feii.) Le couvre-feu... plus d'espérance!

FRANGINE, au eombie de la tnjcm»

Ils nous apporte le trépas !..•

ENSEMBLE

MARCEL, avec expression.

Viens sur mon cœur, à mon amie!

Malgré leurs sinistres desseins.

Mon bras saura sauver ta vie Et t'arracher aux assassins

FRANGINE, avee abandon.

De ton amour dépend ma vie Toi seul peut braver leurs desseins !

Préserve-moi de leur furie Et sauve-moi des assassins (

(Mareel et Franeine, dans le dernier trouble, eherehent à ao *«aver par la porte à droite ; des soldats puritains leal barrent le passage mt 4m geates menaçants; ils «ont pout se réfugier vers la eroisée 4 ganebe, qvand paraissent également de ee côté des soldats dans la même attitode. Au même instant les portes du fond s'ouvrent tout à ooap; dos flots 4e lamiére 4alairent le tbéàtre devenu sombre pendant la seène préeédente, et Ton voit paraître d'Elvas entouré de puritains, ebapean bas, et saivis de lady Pékin* brook, des seigneurs et dames nobles de Brighton, de Traoïbell, àm. tbérif et des valets.)

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