ACTE Ij sciiCE n
Dameî quand on n'en a pas rhabitude!... Et puis^ oliéir a ime temme, c'est humiliant 1
MUGF90Z.
C'est \é mot! Et pour nous commander ainsi^ quelle est* eUe?
^^ REBOLLEDO*
|B Ce qu'elle ôsi?,*. La fille de votre ancien chef,., de mon ^^ frère Miguel-Salvator Rebolledo, le roî des bohémîcEs et des
I contrebandiers de rEstramadure-,* celui qiiij p<îndaQt vingt ans^ youB a enrichis.
C'est vrai î c'était un homme de tête, celui-là U» Le g^nie de la contrebande !
I Et s'il ^"vait, nous ne nous serions pas mis fabricants BARBARTGO* I n y aurait encore des coups de fusil et de l>grëmetit. REBOLLEDO, Et si , avec sa ËUe, il y a mieux que tout cela... s'il y a le moyen de réaliser vos b^éiices.
MDGMCSp
• Ahbahl R£bolle;do.
Une liquidation honorable,,, comme qui dirait une pension ^^^ retraite et Tcspoir de mourir dans son lit,
^^r BAnBARlOOi
V C'est bien quelque chose L.. je serais le premier de ma fa~ mille... Mais, qui nous l'assure ?
REBOLLEDO.
Moi !i., Antonio EehoUedOj qui ne vous ai jamais trompas,,.
■ et qui vous répondii de Catarina, ma nièce , et de :âon pouvoir, HDCKOZ, Pourquoi, alors, ne la voit-on jaraaisf... car lorsqu'elle vient ici, c'est avec toi seul qu elle communique,
• BAtlUABÏGO,
A toi seul qu'elle daigne donner ses ordres. Du reste ^ toujours absente.
REBOLL^O.
Daiu votre intérêt!.», jeune et belle comme elle Test, el
surtout élevée comme une duchesse; car Salvator, mon frère, qui avait de la religion ^ l'avait mise dès l'âge de douze ans au couvent de la Trinitad... et^ maintenant , reçue et accueillie dans les premières maisons de Lisbonne, elle nous tient au courant de tout ce qui s'y passe... elle veille sur nous et nous protège de loin, par le^édit de tous ces beaux seigneurs qui lui font la cour... et qui s'en viennent tous les soirs jouer de la guitare sous son balcon.
MUGNOZ.
C'est qu'au fait c'est une belle fille !...
REBOLLEPO.
Je m'en vante!... et j'en suis fier pour nous !... une vraie bohémienne... une fille des montagnes, qui, transplantée au milieu des salons , y éclipse toutes les beautés de la cour.
MUGNOZ.
Ça ne m'étonne pas !... elle promettait ça déjà dès l'âge de douze ans, quand elle était ici comme servante... nous versant le genièvre ou le madère.
BARBARIGO
Ou qu'avec ses castagnettes elle nous chantait la ronde des Enfants de la nuit.
REBOLLEDO.
Qu'elle n'a pas oubliée... elle la fredonnait encore hier.
BARBARIGO
Elle est donc ici?...
REBOLLEDO
Au couvent de la Montagne, où elle est arrivée comme \ grande dame, en bel équipage... et par le passage sout< qui commimique à cette voûte... elle viendra aujourd'hui.
MUGNOZ.
Aujourd'hui!...
REBOLLEDO.
Inspecter les travaux qu'elle a commandés, et donner ses ordies... Et songez-y, morbleu ! si l'un de vous lui manquait^ (Touchant sa ceinture.) mon arsenal ne le manquerait pas !
MUGNOZ, riant.
On diluait vraiment qu'il est amoureux de sa nièce.
REBOLLEDO.
Et pourquoi pas?... par la madone del Pilar ! si je vous disais ce qu'elle a fait pour moi!... Sav<iz-vous que, dernièrement ^ en écoulant à Lisbonne les produits de nos fabriques,