ACTE l, SCENE III
j'étais tombé, comme faux-monnayeur, entre les mains du grand inquisiteur et dans celles du comte de Campo-Mayor, ministre de grâce et de justice... et que le lendemain j'allais être jugé et pendu... foi d'honnête homme! c'est-à-dire , brûlé !... lorsque Catarina elle-même est descendue dans mon cachot, et à la lueur de mon bûcher qui déjà flamboyait, elle m'a enlevé à l'inquisition, qui n'y a vu que du feu.
BARBARIGO
Ah ! s'il en est ainsi, je me fais tuer pour elle !...
MUGNOZ.
Moi de même!...
REBOLLEDO.
Silence ! voici l'heure où elle doit arriver... prévenons les ouvriers, (a Bart>arigo.) Et toi, sonne la cloche !
DON HENRIQUE, à part.
C'est fait de moi.
MUGNOZ ET REBOLLEDO, qui ont fait quelques pas 'vers rentrée du souterrain , aperçoivent don Henrique qui en sort.
ciel ! ( BartMirigo sonne une cloche , et au moment où don HenrlqpN a tiré son épée pour se défendre contre ReboUedo et Mugnoz qui lui font fsiee, tous les faux-monnayeurs s^élancent en foule du souterrain derrière don Henrique quMls entourent et désarment.)
CHOEUR
Ah! de Dotre colère, Qxï*û craigne les effets^ La mort, au téméraire Qui surprend nos secrets.
La mort! la mort! (ils lèvent tous leurs poignards sur don Henrique qa*ils veulent frapper.)