REBOLLEDO, CATARINA, DON HENRIQUE
CATARINA, à don Henrique.
Qu'avais-tu à nous dire?... parle !...
DON HENRIQUE
Je t'ai demandé une audience particulière, à toi... (Regacdaai
ReboUedo.) À toi Seulo !
. REBOLLEDO, séyèrement.
On ne tutoie pas la Catarina.
ACTB Ij SCENE IT.
Ah 1 tant pis L.. ç*ëtait plus agréable j {La regardant,) car elle ^est vraiment gentille,
HEBOLLEDO , il« toèom.
Oq n€ regarde pa& la CatariDa.
D0?3 H£F4R1i2UE, «vec impalieocfl.
Encore!.., (a atirb». montraafe Rebolledû,} S'il y aki^ senora^ une vue dont je voudrais me priver, c'est la sienne l..* car ce cavalier me déplaît souverainement-
BKBOLLEDO^ portùt I& lîialA à son poignavd*
Qu*à cela ne tienne !
DON BENBlQtE.
Ah! de grand cœtir*
CATAltmA*
Un instant !,,. je prie vos deujt seigneuries de se calmer.
DON HEimiQUEj oJleaiév
Nos seigneuries!
CATABII^Â.
Vos excellences^ si tu tiens aux titres.
DON fl ETHIQUE.
rJe n'y tiens pas !.** tous me sont égaux», poui'vu qu'il n'y ait pas un seul de commun entre moi et M.
CATAR1I4A.
C'est fier, et digne d'un noble portugais, BE&OLLEIM}, avec une colère «anceutrée.
Qui fera bientôt connnaÎÊsance avec la lanae de mon poignard.
A^ CATARINÂ.
PaîXj ReftïUedo !». nous imposons silence à vous et à votre poignard!,,, (aik dignité à don Henriijue,) Parle 5 mon gentil- ^^omme 1
^m DON BENRIQtJE.
Vous me faites rhôuneur de m'inviter à passer trois mois dans ce séjour,., du reète^ fort agréable», et dans toule autre circonstance j trois mois, auprès de vous, j'en serais ravi et trop heureux*
REBOLLEDO, aYëC îtl»iî«.
Eu vérité f,..
t)ow ime^RiûiJE.
Je n*âi parlé qnë de la senora et non de sa compagrfe. (4 ^tAriB4«) Mais par fatalité ^ j'ai dans ce moment des aflak*^
importantes et pressées... des affaires de famille qu'il était inutile de vous raconter devant tous ces braves gens.
CATARINÀ, souriant.
Et VOUS daignez me les confier à moi !.•. je vous en remercie... Quelles sont-elles ?
DON HENRIQUB.
Depuis six ans , absent du royaume , comme vous le savet, jepahîourais, pour mon plaisir, l'Italie j la Frante et l'Allcmagne, lorsque je reçus une lettre que vouîJ pouvea lite, du comte de Gampo Mayor, mon oncle.
REBOLLEDO.
Le ministre de grâce et de Justice*** celui qui a manqué de me faire pendre.
DON HENtlIQUE.
n lie fait jamais les choses qu'à demi, c'eirt son seiû tort;., il m'annonçait qu'à la Wort dé notre gracieux souverain, et pendant la minorité de la princesse Maria-Francesca, nommé un des régents du royaume... il me priait, comme oncle, et m'ordonnait, comme minisire, de revenir pour conclure enfin une alliance dès longtemps projetée entre nous.
CATARINA
Laquelle?
DON HENRIQUE
Un mariage entre moi et ma jeune cousine, l)iana de Campo Mayor, avec qui j'ai été élevé, et qui m'attend avec impatience au château de Coïmbre... où toute la fàînille est réunie pour notre contrat... Quarante lieues d'ici à demain; je suis déjà en retard... et pour peu que je m'arrête, vous comprenez... Aussi, je vous prie de me rendre msi liberté > pour ne pas faire attendre ma cousine... pas autre chose.
CATARINA, souriant.
Vraiment ? ... (S« ittoanuiU ▼•» ReboUedo qui puoourt les lettras.) Bh bien! ces lettres?...
BLBOLLEDO , liBAnt les papiers.
Ce qu'il dit est vrai!... son oncle l'attend pour la noce, au château de Coïmbre... Voici de plus, pour Iranchir la frontière et traverser le royaume, un saut-conduit, qui n'est pas même rempli, et que son oncle lui a adressé.
'. ,| OON HENRIQUE.
En blanc et de confiance^ pour moi et les amis qui m'ao-