‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 249 sur 289 · ACTE If^ SCENE Y · texte numérisé non relu

ACTE If^ SCENE Y

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DON ttEN BIQUE.

Avoue plutôt qu'O n'est ni Vun ni Tautre!

CATJlftlNA-

C'est possible !

DON JlKNRrQte,

Quel est-il donc alors?», ton fiancé?*.- ton mari?

CATARII^A^ riant.

iequd aimes-tu le ïiiieux?

Ah! si je le savais L., j'irais à V instant vous Uvrei- tous les deui!

CATAAIflAj iroîdemmA.

le t'en défie «

DON nENaïQUÉ.

Et qui m'en empêcherait?

CATARINA

Ta promesse î,.. tu l'as juréî.** et dans le peu dô temps que

'nous aTons passé ensemble ^ j'ai ^u sans peine que tu étais un galant homme* ♦• un homme d'honneur... et je suis Iran-

L quille!...

f nm nENniQUE»

Tranquille! dans un état pareil!,,, mais mûij qui Ti*y suis poxu" rien... c'est-à-dire , quij raalgi^ moi, suiB votre confident et votre complice... je sentais toul à Theure comme un battetneiit de cœur.., comme une sueur froide à l'idée seule dé vous voir reconnus et airêtés devant tout ce monde!.., je

.tremblais... je tremble encore pour vous!..,

CATA,lllflAj vivement, Idi preaBJit la miin.

C'est vrai!

DON HEMttQUE»

Oui j oui, partes! allez- vous-en L.. caf depuis que votis êtes ici 5 je n'ejusle plus.*, je ne sais ni ce que je dis, ni ce que je fais... et au trouble , à la terreuî^ que j'éprouve, je croirais

. presque, si ce n'était profaner un tel nom et un tel ^entîment^

^^e croirais presque que je vous aime!

^m CATARIEïA, rrùîdetnent.

^B Je l'ai bien vu l

^g DtiK nËfffttQtlE.

Non, non!... cela n'est pas... ce n'est pas possible,,, ce serait trop indigne.*, trop honteui*.. i^a-t'en^ te dis-je! va-

CATARIMA.

Tu as raison... Toi, don Heiuiquc de Sandoval, tu ne peux pas sans rougir jeter les yeux sur moi!... ce soir, d'ailleurs, on signe ton contrat avec une personne de haute naissance... tu dois l'aimer... tu l'aimes!...

DON HENRIQUE

Eh bien! non... je ne l'aime pas!... c'est ce dont j'enrage... je ne l'aimerai jamais... je le sens maintenant... et l'honneur et la probi^ me défendent de contracter une union qui ferait mon malheur et le«ien!... Écoute, Catarina, ëcoute-md... nous sommes seuls, et personne ici ne peut me voir rougir... si tu veux, je te cache à tous les yeux... je t'emmène à Lisbonne... tu oublieras le passé... je l'oublierai moi-même... cet or! ces parures! ces richesses que tu aimes tant... je te les prodiguerai... à toi ma fortune entière!... mon existence... mon amour ! ,

CATARINA, ayec fierté.

Moi ! votre maîtresse !

DON HENRIQUE

Silence!... je veux t'aiTacher au châtiment... à la honte qui te menacent!... tu ne fus qu'égarée... et ma voix rappellera dans ton âme des sentiments d'honnem* et de vertu que tu es faite pour connaître et pour comprendre... oui, tu abjureras tes erreurs passées... tu les oublieras... tu deviendras une

honnête fille... (voyant qa*eUe détourne la tète.) et déjà, je le VOis, tu es émue... tu pleures... (Catarina se retourne en riant.) Non... tO

ris... tu ris de moi!... ah! c'est indigne!... et je te déteste!... .

CATARINA

Et vous avez tort. Monseigneur... Je vous remeixûe de vos bonnes intentions... Mais je ris de vous entendre parler de veilu en me proposant d'y manquer!

DON HENRIQUE

Elle a raison!

CATARINA

Moi, bohémienne, j'ai de l'honneur à ma manière... et jamais je ne serai votie maîtresse... passe pour être votre femme î

DON HENRIQUE, a^ec indignation.

Ma femme!

CATARINA

Mais, rassm*ez-vous, je refuserais.

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