SCENE PREMIÈRE
^^V JÂCiNTHE, «ea1«.
Une heure du matin^ et don JulîanOj mon maîtrej n'est pas encore rentré, C*est son habitude. Il ne dott jamais que le jour.., et je l'aime autant... le SËFvice est bien plus agréable et plus taciîe avec un maître qui ferme toujours les yeuxl Mais ce soir, avant de partir pour le bal de la cour, cette idée de donner à souper à ses ami- la nuit de Noël... quelle conduite 1 pour taire r<^veîllon ! Moi qiu justement ce matin avais eu la même idée avec G il Peiea, le concierge et réconorae du couvent des Annonciades, et impossible de le décommander k celte heure où tout le monde dort.,* Mais les maîtres nt; sluqui è lent de rien, et n'ont aucun égard j le mien surtout^.. Jéiîus Maria, quelle téteî-.» et qu'une gouvernante est à pi aindie chez un gaiçoo, quand il eï^t jeune!.*. Quand il est vicuï^ c'est autre chose 1 témoin loncle de Juliano, le seigneur Âpuntador^ chez lequel j'étais avaut lui..* quelle diiîérence!
COUPLETS
P&EHTEJl COUPLET*
S'il eâl sur terre
Selon moij Qui doive plaire, C^fit de tenir la maison D'an vieui gtirçon*.* C*eallà Je vrai paradb.
Là, UD^ avis A i'iDfftant sont sui^i.
Par nos mlm dorloté, U nouji doit la santé ; Notre force est gs faiblefse.
Et Tôo eat dame, dame ^L maître Aie* Vl£ïlle duègne ou UndroUf
Si nous voulons Régner sans cesse, Pour cent raisons.
Choisissons
La maison D'un vieux garçon.
DEUXIÈME COUPLET
Sa gouvernante Est son bien, Son soutien.
Elle régente.
Il est pour elle indulgent
Et complaisant.
Elle aura chex Monseigneur Les clés de tout et même de son cœur.
Fidèle de son vivant.
Il Test par son testament.
Où brille, c'est la coutume, ' Une tendresse posthume.
Vieille duègne Ou tendron^ Si nous tenons A notre règne.
Pour cent raisons.
Choisissons La maison D'un vieux garçon.
Mais ici, par malheur, nous n'en sommes pas là, et demain^ quand ma nièce Inésille sera avec moi dans cette maison, j'amai soin de la surveiller, parce qu'une jeunesse qui amye de sa province, avec des mauvais sujets comme mon maître et ses amis!... Mais voyez donc, ce Gil Ferez, s'il avait au moins l'esprit de venir avant tout ce monde, on pouiTait s'entendre... (Allant à la fenêtre du fond qu*elle ouvre.) Je ne VOis rien.
Si vraiment... en face de ce balcon... au milieu de la rue, on s'est arrêté.... Ah! mon Dieu... une grande figure, noire... qui lève le bras vers moi... Ah ! j'ai peur! (Elle referme vivement la croisée.) C'est un aveilissemcnt du ciel... J'ai toujours eu idée qu'il m'arriverait malheur de souper tête-à-tête la nuit de Noël avec l'économe d'un couvent... avec tout autre, je ne dis pas... Ah! l'on frappe !... Dieu soit loué... C'est Gil Ferez... ou