‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 28 sur 289 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ANGELË^ eadomi^O' et ea m&iqufi, JACINTHE p

»JAClï!JTÎlEj tremblant et onanaottant des {prières. Ah? mof) bon angelî..* ma patronne.., saints et saintes du paraJiSj intercédez pour moi!... Vade tHtoj SaUtnas!

^■f ANGÉLE^ étant sou oa Bique.

^P Bassrurez-vous, seuora... c'est une pauvre femme qui a plus ^ peur que vous î

Une femme.., eu êtes-vouâ bien sûre, et d'oïl sortefr-vous, ^8*il vouji plaît?

jB AI^GÉLE.

^M Je sors du bal î... d'un bal masqué... vous le voyes.*. Mais pai* un événement.., trop long à vouif expliquer.., U est trop lard maintenant pour que je puisse rentrer chcK moi... où ion ne m'attend pas., car on îgnuie que je Muis au bal.** et je me suis troui^ée la nuit., i^eule au milieu de la rue.,, où j*avab grand'peur^ et smiout gi-and froid... U neige bien ibrt... toutes les portes sont fermées, tout le monde dort... il n'y avait de, lumière qu'à cette fenêtre qui s'est ouverte... et ^uand ]'aï aperçu une temme^ quand je vous ai vue... j*ai repris courage ; j'ai frappé, et maintenant^ senora, mon sort est entre vos mains,

C'est fort singulier., fort singulier». Mais enfin, moij je ne

i de mande pas mieui que de rendre service quand ya ne m'ex-* Ipose pas> et que ça ne me coûte rien.

r ANC EL F., vivetoetiË,

I Au en ntraire* . * au contrai re . . . tenez , , 1 JACINTUE*

, prenei oette bourse. ,

Cette bourse*.,

11 y a vingt pistoles*

Je n'en doute pas., Yi'auchise de vos manières. .. mais enfin que youîêz-vous?

c'est de l'on

je ne puiid pas rtivoquer en doute M

ANGÈLE

Que TOUS me donniez un asile... pour quelques heures... jusqu'au jour, après cela, je verrai, je tâcherai...

JACINTHE

Peimettez... recevoir ainsi... une personne inconnue.

Mon Dieu!... mon Dieu!... que poui'rais-jé dire... pour vous persuader... ou vous convaincre... Ah! cette hague en diamants... acceptez-la... je vous prie, et gardez-la en ménioire du service que vous m'avez rendu... car, je le vois..» vous cédez à mes prières... vous n'avez plus de défiance... vous croyez en moi.

JACINTHE

Comment ne pas vous croire?..* Voilà des façons d'agir.... qui révèlent sur-le-champ une personne comme il fout..- Aussi je ne doute pas que mon maître...

ARGÈLE.

Vous avez uu maître...

jACTirrHS.

Un jeune homme de vingt-cinq ans.

ANGÈLE

Ah! mon Dieu!... il ne faut pas qu'il me voie... cachez-moi chez vous, dans votre chamhre...

JACINTHE, montrant la porte à droHe.

Elle est là.

ANGÈLE

Que personne ne puisse y pénétrer!

JACINTHE

C'est difficile... mon maître va rentrer souper avec une demi-douzaine de ses amis...

ANGÉLB.

Ociel!

Qui s'emparent de toute la maison... et qui découvriraient bien vite une jeune et jolie dame telle que vous...

ANGÈLE

Alors je ne reste pas... je m'en vais... (me remonte le théâtre

pour sortir, on entend au dehors un bruit de marche.) Qu'est-Ce donc? JACINTHE.

Une patrouille qui passe sous nos fenêtres...

AGT£ 11, SÛEN£ JJJ.

aa

Est-ce qu'il y en a beaucoup ainsi?

Dans presque toutes les rues... c'est pour la sûreté de la TiHc*,* elles arrêteut toutes les personnes suspccteji qu'elles rencontrent..

^m AKOÉLEj à part.

H Cest fait de mol L . . {uanu à j^oiuthe.) Je reste. .* je reste. . . mais ^Ê m je ne puis m'empêcher de parÈÙtre aux regards de ton malti'e ^fou de ses amls.«. n'y aurait-il pas moyeu du moins de ne pas ^F leur apprendre qui je suist,.. Ce domino, ce costume va m'ejL- V |>oser à leur curiosité et à leurs quejitlons.,,

JACmTRË.

N'est-ce que cela?... il m'c^t biett facile de tous y soustraire... J'ai ma nièce InésiUc, une Ai'agonaise, qui vient du pays pour être ici servante à Madrid, J ai déjà reçu sa malle et ses effets qui sont là dans ma chambre**, et si ça peut vous cooTenir*..

POh! tout ce que tu voudras. -

JACIHTBÊ* ^

Habillée ainsi^ mon maître et ses amis vous apercevront sans i^ulcment faire aUenlLon à votts»^. (u regard&ntO Si toutefois

c'est possible. (Od in^^ à U porte du ftmâ*) AWGELE.

On vient.,, du silence»., entends-tu?.-* silence avec tout Je

■inonde... et ma reconnaissance,., I JACIRTEli « lui mnjilfaiit U pcïrte h driiite.

Je suis muette... entres vite, et que Notre-Dame de Lorette

vous protège t (Angèle entre dMiE La ^bambra à droit«*)

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